Cours de clôture: Les prix du pétrole ont terminé en baisse mardi après de nouvelles discussions entre Téhéran et Washington, qui pourraient ouvrir la voie à un possible accord entre les deux pays.
"
La situation entre les États-Unis et l'Iran a fait beaucoup de bruit" sur le marché du brut, commente auprès de l'AFP Stephen Schork, de The Schork Group. "
Mais il semble désormais que les négociations progressent."
Le chef de la diplomatie
Iranienne a affirmé que les
États-Unis et l'
Iran s'étaient entendus mardi lors de pourparlers en Suisse sur "
un ensemble de principes directeurs".
Les deux pays "
commenceron(t) à travailler sur le texte d'un accord potentiel", a déclaré le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi à la télévision, qualifiant la nouvelle session de pourparlers à Genève de "
plus constructive" que celle du 6 février à Oman.
"
Ces paroles conciliantes atténuent quelque peu l'angoisse géopolitique", remarque M. Schork, d'où la baisse des
prix du brut.
Le
prix du baril de
BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en avril, a perdu
1,79% à
67,42 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en mars, a reculé de
0,89% à
62,33 dollars.
Les cours étaient montés en début de séance en raison de l'annonce par Téhéran de la fermeture partielle du détroit d'
Ormuz pour cause d'exercice militaire.
Ce détroit est un point de passage stratégique pour le pétrole, car environ
20% de la production mondiale de pétrole y transite. Un blocage des flux à cet endroit ferait bondir rapidement les prix.
Mais malgré les incertitudes géopolitiques, "
les prix ne devraient pas dépasser les 70 dollars le baril à court terme", estime Henning Gloystein, d'Eurasia Group, car "
l'offre mondiale continue de dépasser la consommation".
La semaine passée, l'Agence internationale de l'énergie (
AIE) a revu un peu en baisse, de
80.000 barils par jour (bp/j), sa prévision de croissance de la demande mondiale de pétrole pour 2026, en raison des hausses de prix observées en janvier.
L'agence prévoit désormais une croissance de 850.000 bp/j en 2026 contre une prévision de 930.000 bp/j le mois dernier.
En parallèle, "
les raffineries en Europe et aux États-Unis (...) vont commencer à réduire leurs activités afin d'effectuer les opérations de maintenance nécessaires pour la saison estivale", explique Stephen Schork.
Le marché "
entre donc dans une période d'accalmie en ce qui concerne la demande", ajoute-t-il.
(c) AFPCommenter Le pétrole se replie face aux pourparlers entre les Etats-Unis et l'Iran
Communauté prix du baril
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