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Le pétrole en ordre dispersé, hésitant face aux sanctions américaines contre L'iran

cours de cloture du petroleNew York: Les cours du pétrole ont terminé en ordre dispersé lundi, le marché s'interrogeant sur la portée réelle du durcissement des sanctions américaines contre l'Iran.
A Londres, le baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord pour livraison en juin a cédé 11 cents pour terminer à 72,04 dollars.

A New York, le baril de WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie. pour la même échéance s'est apprécié de 20 cents pour clôturer à 63,50 dollars.

Le marché avait été galvanisé la semaine dernière par la décision des États-Unis de ne pas renouveler leurs exemptions de sanctions accordées à certains importateurs de brut iranien, qui expireront donc début mai.

Mais les cours ont souffert vendredi quand Donald Trump a affirmé avoir obtenu de membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) qu'ils augmentent leur production pour compenser cette baisse de l'offre.

Ces lourdes pertes "s'expliquent a priori au moins en partie par des prises de bénéfices après le bond des cours du début de la semaine, car il va falloir attendre une réponse plus tangible de l'OPEP", ont souligné les analystes de JBC Energy.

Une certaine incertitude plane à cet égard sur le marché, a renchéri Matt Smith de Clipper Data. "On saura vraiment cette semaine si les sanctions sont vraiment durcies ou si on ne va pas avoir un retournement de dernière minute, comme cela a déjà été le cas", a-t-il expliqué.

L'OPEP et ses partenaires, dont la Russie, sont engagés depuis début 2017 dans un accord de limitation de leur production.

Si l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial et figure de proue de l'OPEP, a déjà promis d'augmenter sa production pour compenser les baisses de l'offre iranienne, le royaume n'a pas annoncé quand il comptait commencer à pomper plus.

Donald Trump "a déjà essayé à de nombreuses reprises d'influencer les décisions de l'OPEP, et il n'a pas réussi à tous les coups", a abondé Craig Erlam, analyste chez Oanda.

Ainsi, de nombreux observateurs du marché estiment que le président américain avait contribué à la décision de l'OPEP de commencer à produire plus mi-2018, en amont des sanctions américaines contre l'Iran.

Mais les exemptions accordées en novembre par Washington avaient pris les investisseurs par surprise et fait s'effondrer les cours, ce qui avait conduit l'OPEP, en réaction, à durcir son accord fin 2018.

Alors que l'accord engage ses participants jusqu'à la fin du mois de juin, "nous nous attendons à ce que l'OPEP continue de contrôler sa production jusqu'en 2020", a estimé Harry Tchilinguirian, analyste chez BNP Paribas.

L'OPEP et ses partenaires devraient décider définitivement d'étendre ou non l'accord lors de leur réunion plénière fin juin à Vienne.

(c) AwP

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