Le pétrole recule avec la reprise des discussions au Moyen-Orient
Paris: Vers 15H10 GMT, soit 16H10 à Paris, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre perdait 1,59 % à 113,97 dollars.Le West Texas Intermediate américain, pour la même échéance, reculait de 1,65 % à 100,08 dollars.
La baisse intervient avant le résultat des législatives organisées mardi 27 octobre en Israël et avant les élections américaines de mi-mandat du 3 novembre. Les opérateurs intègrent aussi la reprise de contacts diplomatiques impliquant le Qatar, l'Iran, l'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie.
L'émir du Qatar cheikh Tamim ben Hamad al-Thani et le président iranien Massoud Pezeshkian ont discuté mardi 27 octobre du conflit au Moyen-Orient, en marge du sommet des pays exportateurs de gaz à Moscou, a indiqué Doha. Cette rencontre a suivi la venue à Téhéran de hauts responsables saoudiens, pakistanais et turcs, chargés d'aborder les moyens d'éviter une reprise des affrontements régionaux après des menaces israélo-américaines contre Téhéran.
Ces démarches desserrent une partie de la pression sur le pétrole, car "un accord crédible pourrait rapidement éroder une partie de la prime de risque géopolitique du pétrole", selon les analystes de Standard Chartered. Ces derniers jugent toutefois qu'une baisse marquée des cours supposerait des progrès concernant le détroit d'Ormuz.
L'armée américaine serait prête à lancer de nouvelles opérations militaires potentiellement majeures contre l'Iran dans les 96 heures suivant un ordre de Donald Trump, selon CNN, qui cite deux responsables américains. Carsten Fritsch, analyste chez Commerzbank, estime que le scrutin israélien pourrait "être déterminante pour l'évolution de la guerre avec l'Iran, le Premier ministre israélien Netanyahu pouvant, s'il est réélu, tenter de provoquer un changement de régime en Iran".
Les affrontements entre les rebelles houthis du Yémen et la coalition menée par l'Arabie saoudite maintiennent aussi un risque sur les expéditions saoudiennes. Les Houthis ont affirmé mardi 27 octobre avoir visé une raffinerie de pétrole en Arabie saoudite, après une multiplication de frappes quasi-quotidiennes contre des infrastructures civiles et militaires du royaume.
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