Le diesel russe mettra jusqu’à 20 jours à gagner les États-Unis
Moscou: Le vice-Premier ministre russe chargé de l'Énergie, Alexandre Novak, a indiqué dimanche, dans une interview au média d'État Vesti, que les discussions portent toujours sur les paramètres commerciaux de l'opération.Il a évoqué des négociations "concernant les conditions commerciales, soit de fait concernant la conclusion des contrats".
Alexandre Novak a précisé qu'après la signature des contrats, le carburant destiné aux marchés américains serait acheminé en 15 à 20 jours. Aucune échéance ferme n'a été communiquée, malgré l'affirmation formulée mercredi par Kirill Dmitriev, conseiller du Kremlin pour la coopération économique internationale, selon laquelle la signature interviendrait "dans les tout prochains jours".

Donald Trump a présenté la semaine dernière l'accord avec Moscou. L'annonce est perçue comme une tentative de réduire la pression exercée par les prix des carburants sur les consommateurs américains avant les élections législatives de mi-mandat du 3 novembre.
La hausse des prix, particulièrement visible à la pompe depuis le déclenchement en février de la guerre contre l'Iran par les États-Unis et Israël, pèse sur la campagne républicaine. Cette situation nourrit les craintes d'une lourde défaite du camp présidentiel lors du scrutin.
L'effet potentiel sur la facture des automobilistes reste contesté. Plusieurs experts doutent que l'accord modifie substantiellement les prix, l'engagement initial avec Moscou portant sur 2,22 millions de barils au total.
Les États-Unis consomment 3,9 millions de barils de diesel par jour, ce qui ramène le volume initial annoncé à un peu plus d'une demi-journée de demande américaine. Selon l'Energy Information Administration, les raffineries américaines ont produit environ 1,76 milliard de barils de distillat à très faible teneur en soufre en 2025, pour une consommation nationale de 1,42 milliard de barils.
L'EIA indique aussi que les États-Unis ont importé environ 0,06 milliard de barils de ce carburant en 2025, dont 84 % depuis le Canada, tout en en exportant 0,40 milliard de barils. Dans ses prévisions publiées en septembre 2026, l'agence anticipait des stocks américains de distillats inférieurs à 100 millions de barils en septembre, puis sous le plus bas de la période 2021-2025 jusqu'à la fin 2026 et pendant une grande partie de 2027.
(c) AFPCommenter Le diesel russe mettra jusqu’à 20 jours à gagner les États-Unis
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