Le pétrole monte avec des exigences divergentes de l'Iran et des Etats-Unis sur Ormuz
Londres: Les cours du pétrole sont en hausse lundi, le marché faisant face à de nombreuses incertitudes sur les discussions pour l'ouverture du détroit d'Ormuz avec des exigences divergentes entre l'Iran et les Etats-Unis.Vers 09H05 GMT (11H05 HEC), le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en octobre, prenait 1,05% à 84,43 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, gagnait 1,01% à 78,97 dollars.
Le détroit d'Ormuz, passage essentiel pour le commerce d'hydrocarbures, restera verrouillé tant que Washington n'acceptera pas "toutes" les conditions posées par Téhéran, ont insisté dimanche les Gardiens de la Révolution.
Les conditions listées samedi par Téhéran pourraient mener au bras de fer : les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.
"Bon nombre de ces exigences sont clairement inacceptables pour les États-Unis" car elles "rendent difficile pour Trump de sortir du conflit sans donner l'impression d'avoir perdu la guerre", explique Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
"Ça va s'arranger. Ça finit toujours par s'arranger", a estimé le président américain, qui a multiplié les déclarations contradictoires sur le conflit. "C'est comme une partie d'échecs", a-t-il ajouté auprès du média Axios.
Il a également assuré qu'avec une "inflation galopante" et une économie "en très mauvais état", l'Iran risquait de ne plus pouvoir payer ses troupes.
Mais "l'Iran estime vraisemblablement que le temps joue en sa faveur (...) étant donné que la hausse des prix du pétrole est impopulaire aux États-Unis à l'approche des élections de mi-mandat", prévues début novembre, fait valoir M. Rasmussen.
Dans ce contexte, même les progrès revendiqués par Téhéran avec Oman pour tracer un futur itinéraire de passage dans le détroit d'Ormuz ne rassurent plus les investisseurs. Le marché se montrant à nouveau sceptique sur une fin rapide du conflit.
Le gaz européen (souvent plus volatil que le pétrole) monte plus fortement, dopé par de vives inquiétudes sur le réassort des stocks en Europe avant l'hiver. Le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne du gaz, gagnait 5,11%, à 58,39 euros le mégawattheure.
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