Le pétrole rebondit en Asie, les Bourses de Tokyo et Séoul prudentes
Singapour: Le pétrole se reprend jeudi après son plongeon de la veille et pénalise les Bourses asiatiques, l'enthousiasme généré par la trêve conclue entre les Etats-Unis et l'Iran s'estompant alors que les investisseurs guettent une réouverture effective du détroit d'Ormuz.Vers 08H30, le baril de WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie. nord-américain pour livraison en mai, référence aux Etats-Unis, grimpait de 3% à 97,23 dollars.
Le baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord pour livraison en juin, référence du marché mondial, gagnait 2,10% à 96,74 dollars.
Les prix du pétrole et du gaz avaient dégringolé mercredi après l'annonce d'un cessez-le-feu de deux semaines entre les Etats-Unis et l'Iran, laissant espérer une reprise du trafic dans le détroit d'Ormuz.
Le baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. avait ainsi cédé plus de 13% et celui de WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie. quelque 16%, retombant tous deux sous la barre symbolique des 100 dollars.
Mais la prudence s'installe à nouveau, alors que l'Iran fait du cessez-le-feu au Liban, toujours bombardé mercredi, l'une de ses "conditions essentielles", et que les opérateurs guettent encore une véritable reprise du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz.
La modération des marchés "est due aux informations selon lesquelles l'Iran fermerait le détroit d'Ormuz suite à la poursuite des attaques israéliennes contre le Liban", observe Kathleen Brooks, analyste de XTB.
"Il s'agit toujours d'un marché fortement influencé par l'actualité. Si les nouvelles deviennent négatives, le prix du pétrole pourrait fortement augmenter et l'appétit pour le risque pourrait rapidement s'estomper", avertit-elle.
Toutefois, "ce n'est que si les États-Unis ou l'Iran rompent complètement le cessez-le-feu et que les bombardements reprennent que le prix du pétrole pourrait potentiellement remonter aux sommets" atteints récemment, estime Mme Brooks.
"Selon certaines informations, l'Iran aurait de nouveau restreint le trafic dans le détroit d'Ormuz, ce qui souligne la fragilité du cessez-le-feu, d'autant plus qu'il ne s'agit que du premier jour", abonde Daniela Hathorn, du courtier Capital.
Ainsi, "des rapports récents indiquent que le trafic maritime reste fortement perturbé et soumis au contrôle iranien (...) du point de vue des marchés, cela confirme que le cessez-le-feu doit être perçu comme une pause dans l'escalade plutôt que comme une résolution", insiste-t-elle.
Selon elle, "tout signe de rupture du cessez-le-feu, qu'il s'agisse de nouvelles restrictions dans le détroit ou de répercussions de conflits régionaux comme celui du Liban, pourrait entraîner une nouvelle hausse des cours (...)", ceux-ci restant "tributaires de l'actualité".
Tôt jeudi, la marine des Gardiens de la Révolution iraniens a annoncé que les navires passant le détroit d'Ormuz devaient emprunter deux routes alternatives situées plus près des côtes iraniennes, "de manière à être protégés de possibles collisions avec des mines" sur l'itinéraire habituel plus au large.
Après s'être envolées mercredi à l'unisson de l'effondrement des prix du pétrole, les places boursières asiatiques ont repris leur souffle, pénalisées par le nouveau renchérissement de l'or noir.
A la Bourse de Tokyo, l'indice vedette Nikkei a clôturé en baisse de 0,73% à 55'895,32 points, et l'indice élargi Topix en repli de 0,90% à 3741,47 points.
A Séoul, l'indice phare Kospi a cédé 1,65%.
A l'inverse, les Bourse de Taipei (+ 0,29%) et Sydney (+ 0,24%) ont résisté. Mais l'indice hongkongais Hang Seng restait lui en recul, lâchant 0,28% vers 08H30.
La monnaie américaine se renforçait légèrement (+ 0,19%) à 158,88 yens pour un dollar vers 06H30 GMT.
Pour autant, "un cessez-le-feu plus durable pourrait atténuer la pression à moyen terme sur le yen" en affaiblissant le dollar, lié aux prix du pétrole, "tandis que la croissance des salaires (au Japon) pointe toujours vers un resserrement monétaire" de la Banque du Japon, notent les experts de Nomura.
"L'attention se porte désormais sur la possibilité d'une trêve permanente", soulignent-ils cependant.
L'or se stabilisait à 4718 dollars l'once, après s'être déjà nettement renforcé la veille. Le métal jaune avait été affaibli ces dernières semaines par des perspectives d'inflation accrue et de relèvements de taux par les banques centrales.
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