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Le pétrole en hausse, les Bourses guettent un signe d'apaisement

Cours du pétroleSingapour: Les cours du pétrole remontent jeudi et les Bourses asiatiques ont reculé au 27e jour de la guerre au Moyen-Orient qui a entraîné une crise de l'énergie, l'Iran assurant ne pas avoir l'intention de négocier, quand Donald Trump répète que des pourparlers sont bien en cours.

Vers 08H00, le BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, référence du marché pétrolier mondial, était en hausse de 2,1% à 104,33 dollars le baril. Celui de West Texas Intermediate (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.), la référence américaine, prenait aussi 2,1%, à 92,23 dollars.

Les informations sur la guerre au Moyen-Orient soufflent le chaud et le froid sur les marchés ces derniers jours, alors que les opérations militaires se poursuivent, notamment de nouvelles frappes israéliennes en Iran annoncées jeudi matin.

Mercredi, un optimisme mesuré avait animé les cours du pétrole, marqués par un recul, après que l'Iran avait dit rouvrir aux navires jugés "non hostiles" le détroit d'Ormuz, voie stratégique pour les flux mondiaux d'hydrocarbures.

En temps normal, environ 20% de la production mondiale de pétrole et gaz transite par cet étroit passage, dont le blocage a fait flamber les prix du pétrole ces dernières semaines.

L'Iran a toutefois répété mercredi qu'il n'avait "pas l'intention de négocier", avant que Donald Trump ne réaffirme que des Iraniens discutaient avec Washington d'un accord de paix pour mettre fin à la guerre en cours depuis le 28 février.

"Le président Trump ne bluffe pas et il est prêt à déchaîner l'enfer. L'Iran ne devrait pas faire un mauvais calcul à nouveau", a menacé la Maison Blanche.

Pour Charu Chanana de Saxo Markets, "la pression sur les prix de l'énergie, les flux maritimes et la situation financière générale reste l'un des rares moyens de pression significatifs dont dispose encore (Téhéran)".

"Il y a donc peu de raisons de renoncer prématurément à ce levier, en particulier si les tensions sur les marchés renforcent sa position de négociation", juge-t-elle.

Cependant, "il serait imprudent de supposer que la diplomatie est absente simplement parce qu'elle n'est pas visible (...) Les marchés comprennent cette dynamique, et ils ont également tendance à réagir avant que l'issue politique ne soit officiellement connue", explique l'analyste.

Gouvernements et acteurs économiques continuent pour leur part de s'adapter à la flambée des cours, notamment le Japon, qui a dit jeudi avoir commencé à puiser une nouvelle partie de ses réserves stratégiques de pétrole.

Un navire transportant 700'000 barils de pétrole brut russe est par ailleurs arrivé aux Philippines, a appris jeudi l'AFP d'une source proche du dossier. Le président Ferdinand Marcos y avait déclaré mardi l'état d'urgence énergétique.

Bourses mitigées

Les Bourses asiatiques ont évolué dans le rouge jeudi.

Le Nikkei de Tokyo a clôturé en repli de 0,3% à 53'603,65 points, et l'indice composite de Shanghai de 1,1% à 3889,08 points.

L'indice Hang Seng de Hong Kong reculait, lui, de 2,0% à 24'833,44 points vers 08h30, les places de Séoul, Sydney, Taipei, Manille, Bangkok ou encore Jakarta suivant la même tendance baissière.

"Pour que la reprise prenne véritablement de l'ampleur, les investisseurs voudront voir des signes plus clairs d'apaisement, notamment la réouverture du détroit d'Ormuz", estime Fiona Cincotta de City's Index.

Mercredi, le secrétaire général de la Chambre de commerce internationale, John Denton, a prévenu que la guerre au Moyen-Orient "pourrait bien devenir la pire crise industrielle de mémoire humaine", évoquant l'envolée des prix de l'énergie mais aussi les perturbations et désorganisations de la production industrielle.

Sur le marché des devises, le billet vert était en baisse par rapport à la monnaie japonaise, un dollar s'échangeant pour 159,35 yens.

L'or reculait pour sa part de 2,49% à 4445,28 dollars l'once (31,1 g).



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