Cours de clôture: Les prix du pétrole ont terminé proche de l'équilibre vendredi, continuant d'évoluer à des niveaux plus vus depuis l'été, le marché soupesant les risques d'une intervention militaire américaine en Iran.
Le
prix du baril de
BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en avril, a grappillé
0,14% à
71,76 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, dont c'est le dernier jour de cotation pour livraison en mars, a lâché
0,06% à
66,39 dollars.
"
Le marché ne croit plus vraiment qu'une attaque américaine contre l'Iran puisse être évitée", affirme Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
Alors que les deux pays ennemis ont tenu des pourparlers en début de semaine, le président américain a dit se donner "
dix" à "
quinze jours" pour décider si un accord avec Téhéran était possible, ou s'il allait au contraire recourir à la force.
Suite à ces propos, "
les traders n'ont pas tardé à réévaluer la prime de risque géopolitique à la hausse" et les cours "
ont atteint leur plus haut niveau depuis six mois", observe Adam Turnquist, de LPL Financial.
Les
États-Unis ont déployé au Moyen-Orient une imposante force de frappe navale et aérienne, une démonstration de force qui pourrait préparer le terrain à une campagne de frappes contre l'
Iran.
"
Une escalade avec l'Iran pourrait perturber l'approvisionnement à court terme", poursuit M. Turnquist, "
en particulier si le détroit d'Ormuz était touché, étant donné qu'il achemine environ 20% des flux pétroliers mondiaux."
Le chef de la diplomatie
Iranienne Abbas Araghchi a dit vendredi vouloir un accord "
rapide" avec les
États-Unis.
Il espère désormais présenter au plus vite "
une proposition d'accord potentiel" à ses homologues américains, l'émissaire Steve Witkoff et le gendre du président américain, Jared Kushner. "
Je pense que d'ici deux ou trois jours, elle sera prête", a-t-il ajouté.
Outre les tensions géopolitiques, "
la question d'une offre excédentaire reste d'actualité", souligne toutefois Adam Turnquist, notamment avec "
une production record des États-Unis".
L'Agence internationale de l'énergie (
AIE) a récemment revu en baisse sa prévision de croissance de la demande mondiale de pétrole pour 2026.
Elle anticipe désormais une croissance de
850.000 barils par jour (bp/j) en 2026 contre une prévision de 930.000 bp/j le mois dernier.
(c) AFPCommenter Le pétrole reste stable mais les risques géopolitiques demeurent
Communauté prix du baril
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