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L'Irak cherche avec la Syrie une sortie pétrolière vers Banias

Pétrole en IrakIrak: Bagdad et Damas discutent de la remise en service de l'oléoduc Haditha-Banias, visée par un protocole d'accord signé en juillet pour acheminer la production irakienne vers les marchés méditerranéens et au-delà.

L'infrastructure, construite en 1952, est arrêtée depuis 2003, après des dommages subis au début de l'invasion américaine en Irak.

Ali al-Zaïdi a été reçu à l'aéroport de Damas par le président syrien Ahmad al-Chareh, selon la télévision d'État syrienne. L'Irak avait d'abord adopté une ligne prudente après le renversement de Bachar al-Assad par une coalition islamiste, avant d'afficher sa volonté de resserrer les relations avec Damas.

La Syrie cherche depuis le début de la guerre au Moyen-Orient à devenir un point de transit énergétique entre ses voisins. Les deux pays partagent une frontière de plus de 600 kilomètres.

La restriction imposée par l'Iran à la navigation dans le détroit d'Ormuz a contraint l'Irak à suspendre la production sur la plupart de ses gisements, faute de capacité de stockage. Bagdad s'est reporté sur des exportations limitées, en particulier vers la Syrie.

Plusieurs responsables politiques, du renseignement et de la justice se sont rendus à Damas depuis fin 2024. Zaïdi et Chareh s'étaient rencontrés à New York en septembre, lors de l'Assemblée générale de l'ONU.

Dans un entretien diffusé mardi 27 octobre par la chaîne irakienne Dijlah, Ahmad al-Chareh a affirmé que depuis son arrivée au pouvoir, "quelque chose de positif a été construit dans la relation syro-irakienne, surtout sur le plan économique".

Ahmad al-Chareh a aussi évoqué le sort des détenus syriens en Irak. En février, les États-Unis avaient transféré depuis la Syrie vers l'Irak plus de 5.700 détenus de 61 nationalités, soupçonnés d'avoir combattu avec l'organisation jihadiste État islamique.

Le président syrien a affirmé que "près de 3.000 Syriens" figuraient parmi ces détenus, dont certains n'ont "aucun lien" avec l'État islamique. Il a indiqué que des efforts étaient en cours pour examiner un possible rapatriement.

Ancien jihadiste, Chareh avait lui-même été emprisonné en Irak, où il s'était rendu pour combattre l'invasion américaine en 2003. En 2025, il n'avait pas participé au sommet de la Ligue arabe organisé à Bagdad, après l'opposition de responsables irakiens à sa visite, et avait dépêché son ministre des Affaires étrangères.



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