Le pétrole rebondit malgré la mobilisation des stocks du G7
NYC / Stocks aux USA: Vers 03H40 GMT, le Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre gagnait 0,27 %, à 100,59 dollars le baril.Le West Texas Intermediate américain, échéance novembre, progressait de 0,30 %, à 89,70 dollars, après un repli proche de 2 % lundi.
Le marché du pétrole reste alimenté par deux signaux contradictoires. Les données de suivi maritime de Kpler indiquent que les exportations de brut du Moyen-Orient, hors Iran, ont dépassé la semaine dernière leur niveau antérieur à la guerre, malgré les attaques dans le détroit d'Ormuz.
Les dirigeants du G7 ont convenu vendredi de remettre sur le marché jusqu'à 100 millions de barils de gazole et de brut en quatre mois afin d'atténuer la pression sur les carburants. Selon S&P Global Commodity Insights, cet engagement intervient après des discussions sur une contribution coordonnée des stocks d'urgence, avec une priorité donnée au gazole au début de l'opération.
Le directeur général de Saudi Aramco, Amin Nasser, a relativisé lundi l'effet potentiel des volumes annoncés. Lors de l'Energy Intelligence Forum à Londres, il a averti que les chiffres globaux de stocks masquaient une disponibilité opérationnelle beaucoup plus faible.
"Le système est déjà sous pression (...) et comme le monde n'a pratiquement aucune autre alternative, la marge de manoeuvre en matière de résilience de l'offre est effroyablement mince", a déclaré Amin Nasser. Le dirigeant estime que moins de 10 % des réserves seraient effectivement mobilisables.
Dans un discours publié par Aramco le 5 octobre, Amin Nasser a indiqué que les stocks pétroliers mondiaux avaient représenté près de 10 milliards de barils au début de la crise, contre moins de 6 milliards de barils d'inventaires commerciaux aujourd'hui, dont une grande partie ne serait pas exploitable à court terme pour des raisons techniques ou logistiques.
Un pétrolier a été atteint lundi par "un projectile non identifié" dans le détroit d'Ormuz, selon l'agence britannique de sécurité maritime UKMTO. Cette voie de passage demeure centrale pour les flux de brut et de produits pétroliers du Golfe vers les marchés internationaux.
Fiona Cincotta, analyste chez Forex.com, juge que les tensions "restent vives". Selon elle, cette situation "pourrait limiter la baisse des cours du pétrole, en particulier si les perturbations du transport maritime ou de l'approvisionnement régional s'intensifient".
Les marchés actions asiatiques n'ont pas réagi de manière homogène au record du Nasdaq lundi à Wall Street. Vers 03H40 GMT, le Kospi reculait de 0,92 %, le Taiex gagnait 0,06 %, le Nikkei progressait de 0,19 % et le Hang Seng avançait de 0,86 %, tandis que Shanghai et Shenzhen restaient fermées pour la fête nationale chinoise.
Les tensions sur les taux obligataires pèsent aussi sur l'environnement de marché. Les emprunts des entreprises technologiques telles que Google, Amazon et Microsoft ont atteint environ 500 milliards de dollars entre janvier et septembre, et Goldman Sachs prévoit un montant de 1.200 milliards de dollars en 2027, dans un contexte d'investissements massifs liés à l'intelligence artificielle.
Commenter Le pétrole rebondit malgré la mobilisation des stocks du G7
graphcomment-widget>
