Le pétrole mise sur la prudence en l'absence de percée diplomatique
Cours de clôture: Les cours du pétrole ont terminé en hausse mercredi, rattrapant une partie des pertes de la veille face au flou sur les tractations entre les États-Unis et l'Iran pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient.Le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en novembre, dont c'est le dernier jour de cotation, a pris 0,92% à 103,53 dollars.
Celui pour décembre évolue vers les 97 dollars, ce qui signifie que jeudi le baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de référence pourrait mécaniquement repasser "sous le seuil psychologique des 100 dollars", a souligné Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.), pour livraison en novembre, a gagné 1,16% à 90,42 dollars.
D'un côté, "il a été confirmé que les États-Unis et l'Iran communiquaient, bien qu'à travers des médiateurs, en vue de mettre fin aux hostilités", ce qui évite une brusque remontée des cours, remarque David Morrison, analyste pour le courtier Trade Nation.
Mais de l'autre, aucune avancée ne semble se dégager des discussions.
L'Iran a dit mercredi avoir reçu une réponse formelle de Washington à sa dernière offre pour mettre fin à la guerre, sans en préciser le contenu.
Téhéran exige la cessation des hostilités sur tous les fronts au Moyen-Orient - y compris au Liban, où Israël affronte le Hezbollah pro-iranien ; le dégel de ses avoirs détenus à l'étranger ; la levée des sanctions frappant son secteur pétrolier ainsi que la fin du blocus américain.
Or, le président américain Donald Trump a rejeté cette proposition devant la presse et assuré lundi n'avoir proposé à l'Iran ni levée des sanctions ni dégel des fonds.
Sans accord, "des attaques réciproques pourraient reprendre à tout moment" et faire rebondir les prix du brut, estime Tamas Varga, analyste chez PVM.
Même si la plateforme de suivi de matières premières Kpler montre que davantage de pétrole sort du Moyen-Orient, la situation dans le détroit d'Ormuz reste loin d'être normale.
Trois navires ont été attaqués mardi dans ce détroit, a rapporté l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.
Alors que la pression continue d'être ressentie tout particulièrement du côté des produits dérivés, les raffineries américaines ont réduit leur rythme la semaine passée, au plus bas niveau depuis fin mai selon des données officielles.
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