Le pétrole hésite entre frappes au Moyen-orient et espoirs diplomatiques
Londres: Les cours du pétrole hésitent mardi entre un mouvement haussier lié à de nouvelles frappes au Moyen-Orient et un mouvement baissier avec l'espoir d'efforts diplomatiques intensifiés entre l'Iran et les Etats-Unis.Vers 10H15 GMT (12H15 HEC), le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en septembre prenait 0,41% à 90,06 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, dont c'est le dernier jour de cotation, gagnait 0,31% à 83,90 dollars.
L'Iran a ciblé mardi des installations américaines de radars et de défense antiaérienne dans le Golfe, avertissant Washington d'attaques "encore plus puissantes" à venir, dans un conflit qui menace de s'élargir avec l'implication des rebelles houthis du Yémen.
Ces derniers ont en effet annoncé un blocus maritime de l'Arabie saoudite, premier exportateur de brut au monde, qui menace sa capacité à contourner le détroit d'Ormuz dont la circulation est largement entravée pour exporter ses barils.
Deux pétroliers ont d'ailleurs été stoppés alors qu'ils empruntaient une route non-reconnue par Téhéran au large d'Oman, "après que des explosions ont provoqué d'importants incendies à leur bord", selon les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran.
De son côté, l'armée américaine a annoncé avoir conclu une dixième nuit de bombardements consécutive contre la République islamique, notamment "afin de diminuer la faculté de l'Iran à continuer d'attaquer les navires commerciaux transitant par le détroit d'Ormuz".
Cependant, sur le marché "il y a un certain espoir de désescalade entre les États-Unis et l'Iran", affirment les analystes d'ING.
Lundi, le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a néanmoins assuré que les efforts diplomatiques se poursuivaient via les pays médiateurs.
En cas de nouveau cessez-le-feu, "même sur des bases fragiles" les cours tomberaient rapidement, souligne John Evans, analyste chez PVM, ce qui limite la tendance haussière en dépit de nombreux risques pesant sur l'approvisionnement de brut.
