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Le pétrole bondit face aux tensions au Moyen-Orient

SingapourSingapour: Les cours du pétrole bondissent de près de 4% lundi après des frappes américaines sur l'Iran et l'annonce par Téhéran de la fermeture du détroit d'Ormuz, tandis que la Bourse de Séoul a dévissé de nouveau de 9%, plombée par les inquiétudes sur la tech.

Rebond du pétrole, les yeux sur Ormuz

Vers 08h45, le cours du baril de West Texas Intermediate (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) nord-américain pour livraison en août, grimpait de 3,92% à 74,21 dollars.

Celui du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord pour livraison en septembre, référence internationale, augmentait de 3,82% à 78,91 dollars.

Cette nouvelle embardée reflète la reprise des tensions géopolitiques: des affrontements entre les Etats-Unis et l'Iran ont repris ces derniers jours, alors que les deux pays avaient signé le 17 juin un protocole d'accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Le texte prévoyait une réouverture du détroit d'Ormuz par lequel transitait avant la guerre un cinquième du brut mondial. Sa quasi-paralysie durant le conflit avait provoqué une flambée des cours du pétrole, le baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. s'envolant jusqu'à quelque 110 dollars.

Or, Téhéran considère que le détroit ne peut être traversé que selon ses conditions et a annoncé dimanche sa fermeture "jusqu'à nouvel ordre". Des navires ayant emprunté une route non autorisée par l'Iran ont subi des attaques.

Les Etats-Unis assurent de leur côté que le détroit reste ouvert. Ils ont lancé une nouvelle série de frappes contre la République islamique pour l'empêcher "d'attaquer les équipages civils et navires commerciaux".

"On peut aisément imaginer que la situation dégénère très rapidement. Bien sûr, le ton pourrait s'adoucir. Nous avons déjà vu ce scénario par le passé. Mais pour l'heure, les investisseurs sont contraints d'envisager le pire", observe Fawad Razaqzada, analyste de Forex.com.

"Ormuz ne constitue plus une voie maritime ouverte normale. C'est un couloir au fonctionnement partiel, assorti d'une prime de risque liée aux attaques. Les investisseurs vont désormais surveiller les volumes de transit plutôt que la rhétorique" des gouvernements, insiste Stephen Innes, de SPI Asset Management.

Certes, "les prix actuels du pétrole reflètent toujours la conviction (du marché) que ni Washington ni Téhéran ne souhaitent une guerre régionale généralisée: le BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. reste bien en deçà de son pic atteint durant le conflit", tempère-t-il.

Mais "le marché n'a pas reconstitué de véritable marge de sécurité: la production mondiale demeure nettement inférieure aux niveaux d'avant-guerre, laissant moins de marge de manoeuvre en cas de nouvelle détérioration du trafic" dans le détroit, prévient M. Innes.

Bourses nerveuses, l'IA plombe Séoul

A la Bourse de Tokyo, l'indice vedette Nikkei a terminé en repli de 1,91% à 67'242,73 points, et l'indice élargi Topix en baisse de 0,71% à 4007,49 points.

"Une reprise des attaques entre les États-Unis et l'Iran pourrait servir de catalyseur négatif pour les marchés d'actions", a jugé Shoji Hirakawa, du cabinet Tokai Tokyo Intelligence Lab, cité par Bloomberg.

Mais c'est surtout les valeurs tech qui continuent de plomber les places asiatiques: à Séoul, l'indice phare Kospi a dévissé de 8,95%, à 6807 points, après avoir déjà enchaîné les montagnes russes la semaine précédente.

La place sud-coréenne a été plombée par une nouvelle chute des champions sud-coréens des puces mémoire Samsung et SH hynix, sur fond d'inquiétudes persistantes quant aux valorisations liées au boom de l'intelligence artificielle (IA), le marché redoutant de voir s'essouffler leur spectaculaire croissance.

SK hynix a ainsi dégringolé de plus de 15%, trébuchant lourdement à Séoul dans la foulée d'une introduction boursière réussie vendredi à Wall Street. Il a vu son titre perdre un tiers de sa valeur en moins de 3 semaines à la Bourse de Séoul. Samsung Electronics a lui lâché 10,7% lundi.

La Bourse de Taipei a fini stable, tout comme Sydney, tandis que l'indice hongkongais Hang Seng avançait de 0,15% vers 07H00 GMT.

Repli du yen, l'or souffre

La monnaie japonaise reste sous pression: elle reculait de 0,4% vers 09h00 à 162,28 yens pour un dollar. Elle avait atteint début juillet 162,84 yens, son plus bas niveau face au billet vert depuis 1986.

L'or, de son côté, reculait également (-1,64%) à 4.052 dollars l'once, en dépit des tensions géopolitiques aggravées.

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