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Le pétrole en pause, entre sanctions possibles contre la Russie et réserves stratégiques

cours du petroleLondres: Les prix du pétrole hésitaient entre gains et pertes lundi, pris entre de possibles nouvelles sanctions occidentales contre la Russie, après la découverte d'un grand nombre de corps de civils dans la région de Kiev, et le recours aux réserves stratégiques d'or noir.
Vers 09H30 GMT (11H30 HEC), le baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord pour livraison en juin perdait 0,92% à 103,43 dollars.

Le baril de West Texas Intermediate (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) américain pour livraison en mai cédait quant à lui 0,64% à 98,63 dollars.

Le président ukrainien a accusé directement dimanche les dirigeants russes de "tortures" et de "meurtres", après la découverte de fosses communes et de centaines de corps de civils dans la région de Kiev récemment reprise aux forces de Moscou.

La nouvelle a provoqué l'indignation des Occidentaux, les accusations de crimes de guerre envers la Russie se multipliant.

"L'Occident a annoncé de nouvelles sanctions contre la Russie en réponse aux informations faisant état de crimes de guerre russes contre la population civile en Ukraine", explique Carsten Fritsch, analyste pour Commerzbank.

L'Union européenne discute en "urgence" de nouvelles sanctions contre Moscou, réclamées notamment par la France et l'Allemagne.


Emmanuel Macron s'est en effet déclaré lundi "favorable" à ce que l'Union européenne décide de nouvelles sanctions vis-à-vis de la Russie, en évoquant le pétrole et le charbon.

Il est toutefois "peu probable", selon Carsten Fritsch, analyste chez Commerzbank, que l'UE "interdise les importations de pétrole et de gaz russes, car il ne serait pas possible de trouver rapidement un autre approvisionnement en particulier pour le gaz et le pétrole, ce qui aurait de graves conséquences économiques".

Les importations russes assurent à l'Europe 40% de ses besoins en gaz naturel et 30% pour le pétrole.

Le président américain Joe Biden a tenté une nouvelle fois jeudi de faire baisser les prix du pétrole en autorisant l'utilisation de plus de 180 millions de barils dans les six prochains mois. Les 30 autres pays membres de l'AIE ont promis de puiser, eux aussi, dans leurs réserves stratégiques.

Mais puiser dans les réserves stratégiques suffira-il pour combler le déficit de l'offre causé par les sanctions occidentales? "En un mot, non", abonde Stephen Brennock, analyste chez PVM Energy.
"On s'attend à ce que jusqu'à 3 millions de barils par jour de pétrole russe soient bloqués ce mois-ci. Cela dépasse de loin la libération de pétrole des stocks stratégiques" affirme Stephen Brennock.
"La vague entrante de barils atténuera donc le déficit de l'offre, mais ne l'éliminera pas" poursuit-il.
(c) AFP

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