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Le pétrole rebondit fortement, optimisme sur l'Opep

prix du petrole NYC/Cours de clôtureNYC/Cours de clôture: Les cours du pétrole ont fortement rebondi mardi après avoir touché la veille leurs plus bas niveaux depuis l'été, les investisseurs profitant des rumeurs encourageantes sur l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) pour repasser à l'achat.
Le prix du baril de "light sweet crude" (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.), référence américaine du brut, a pris 2,49 dollars à 45,81 dollars sur le contrat pour livraison en décembre au New York Mercantile Exchange (Nymex).

A Londres, le cours du baril de Brent de la mer du Nord a avancé de 2,52 dollars à 46,95 dollars sur le contrat pour livraison en janvier à l'International Exchange (ICE).

"Ce qui domine l'actualité, c'est que les investisseurs sont très enthousiastes à propos du sommet de l'OPEP", a résumé Mike Lynch de Strategic Energy Economic Research. "Ils pensent que cela va aboutir à un accord de baisse de l'offre, qui va contribuer à rééquilibrer le marché."

La veille encore, l'état d'esprit opposé régnait sur le marché qui était tombé en séance au plus bas depuis trois mois comme s'étendaient encore les doutes sur la capacité du cartel à mettre en oeuvre un projet d'accord annoncé fin septembre.

C'est que, depuis, "selon des informations de presse, certains pays membres auraient tenu de nouvelles négociations, ce qui serait un dernier effort pour aplanir les oppositions au sein de l'OPEP avant la réunion du 30 novembre", ont rapporté les analystes de PVM.

Plus précisément, le Qatar, l'Algérie et le Venezuela auraient engagé un effort diplomatique de dernière minute pour résoudre les désaccords au sein de l'OPEP, dont les deux derniers apparaissent certes parmi les membres les plus en difficultés budgétaires face au bas niveau des cours.

- Chiffres attendus aux USA

En tout état de cause, la forte hausse des cours témoigne de la grande sensibilité du marché face à tout élément venu du cartel, qui semble, pour beaucoup d'investisseurs, détenir la clé de la résorption de la surabondance générale.

"Reste que, pour l'OPEP, la situation n'a fait que gagner en complexité depuis la fin septembre", a écrit Matt Smith, de ClipperData, remarquant au passage que les mouvements des cours avaient pu être accentués mardi par la perspective de l'expiration de certaines options.

En effet, les derniers chiffres en date sur le cartel montrent qu'il a continué à accélérer sa production en octobre, ce qui a largement contribué à plomber les cours après une brève embellie consécutive à l'annonce du projet d'accord voici un mois et demi.

"Pour le cartel, ce qui semble coincer, c'est l'Irak", a avancé M. Smith, précisant que le pays apparaissait peu enclin à geler sa production, en particulier parce qu'il jugeait trop basses les estimations sur son offre actuelle.

Membre dominant de l'OPEP, "l'Arabie saoudite semble réticente à renoncer à une participation de l'Irak... Mais elle pourrait être forcée de faire des concessions sur ce plan si elle veut qu'un accord soit conclu", a-t-il ajouté, estimant donc que Ryad pourrait assumer une lourde part de la réduction de la production.

Les spéculations s'attisent aussi sur l'attitude de l'Arabie saoudite face à l'Iran, son grand rival régional, car la République islamique, qui est théoriquement exemptée de participer à l'accord comme elle fait son retour sur le marché mondial, semble souffler le chaud et le froid sur les concessions qu'elle est prête à faire.

"Nous estimons que l'OPEP annoncera une réduction de sa production, car le cartel a besoin d'une victoire politique pour justifier son existence", ont prévu les analystes de BNP Paribas. "Cependant, nous ne pensons pas que la baisse sera suffisante pour accélérer le rééquilibrage du marché du pétrole en 2017."

Pour l'heure, les investisseurs devraient se retourner vers les Etats-Unis où vont être publiés mercredi les chiffres hebdomadaires du département américain de l'Energie (DoE) sur l'offre américaine de pétrole. Ils seront précédés par des estimations de la fédération professionnelle American Petroleum Institute (API) mardi après la clôture.

Selon un consensus établi par l'agence Bloomberg, les stocks de brut arrêtés au 11 novembre pourraient augmenter de 1 million de barils, ceux d'essence reculer de 1,1 million de barils et ceux de produits distillés de 1,75 million de barils.

(c) AFP

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