L'AIE abaisse encore sa prévision de demande pétrolière pour 2026
NYC / Stocks aux USA: L’AIE prévoit désormais une contraction de la demande mondiale de 1,1 mb/j en 2026, un ajustement presque trois fois plus marqué que son estimation du mois dernier, lorsqu’elle anticipait encore un retour à la normale dès juin.Selon les premiers éléments rassemblés par l’agence, les livraisons de pétrole du deuxième trimestre 2026 auraient reculé d’environ 5 % sur un an, sous l’effet « de la hausse des prix du carburant et des difficultés d’approvisionnement ».
Ce repli trimestriel des livraisons serait le premier depuis 2020. L’AIE relie cette faiblesse de la demande et des flux à l’onde de choc du conflit au Moyen-Orient, qualifié d’impact « considérable » sur le fonctionnement du marché pétrolier.
Malgré la demande en berne, « les réserves continuent de s’éroder à un rythme record », souligne le rapport. Dans les pays de l’OCDE, les stocks ont atteint leur niveau le plus bas depuis 1990. À l’échelle mondiale, les stocks observés auraient diminué d’environ 220 millions de barils sur les mois d’avril et mai.
L’accord entre les États-Unis et l’Iran visant à mettre fin au conflit et à débloquer le détroit d’Ormuz, par lequel transitent 20 % des flux pétroliers mondiaux, « ouvre la voie à une reprise des exportations du Moyen-Orient ». L’AIE prévient toutefois que des « contraintes opérationnelles et politiques » demeurent et « font peser des risques sur les perspectives », si bien qu’elle n’anticipe pas de rebond de la demande ou de l’offre avant 2027.
Pour l’année prochaine, l’agence table sur une hausse « modeste » de la demande d’environ 2 mb/j, tandis que l’offre pourrait progresser de 8 mb/j. Ce delta créerait un « répit bienvenu » pour le marché et offrirait une « opportunité » de « reconstituer » les stocks, selon l’AIE.
