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Le pétrole remonte face aux risques sur Ormuz et aux réserves

Cours du pétroleLondres: Vers 10 h 10 GMT, soit 12 h 10 à Paris, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre progressait de 1,36 %, à 101,95 dollars.

Le West Texas Intermediate américain pour échéance novembre gagnait 0,66 %, à 90,03 dollars.

Les analystes d'ING décrivent au Moyen-Orient "un véritable bras de fer entre l'amélioration de l'offre en provenance de la région et les menaces persistantes qui pèsent sur cette offre". Cette tension maintient une prime de risque sur les cours, malgré la reprise partielle des flux régionaux évoquée par Washington.

L'agence britannique de sécurité maritime UKMTO a déjà recensé une dizaine d'attaques de navires en octobre dans le détroit d'Ormuz ou à proximité. Selon l'Agence américaine d'information sur l'énergie, 20 millions de barils par jour de pétrole brut, condensats et produits pétroliers avaient transité par ce passage en moyenne en 2024, soit environ 20 % de la consommation mondiale de liquides pétroliers.

En visite officielle à Athènes, le secrétaire d'État américain Marco Rubio a affirmé mercredi que "l'Iran avait perdu le contrôle intégral" du détroit d'Ormuz et que les exportations pétrolières du Moyen-Orient étaient presque revenues à leur niveau d'avant-guerre. Pour Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management, le marché intègre toutefois un "risque croissant que les niveaux actuellement élevés d'exportation ne puissent être maintenus".

Les opérateurs surveillent aussi le Yémen, où les Houthis, qui contrôlent Sanaa et de larges zones du pays, restent en conflit avec le gouvernement reconnu par la communauté internationale et soutenu par Ryad. Cette situation nourrit la crainte de nouvelles attaques contre des infrastructures énergétiques saoudiennes.

Les investisseurs attendent encore les modalités du déblocage de 100 millions de barils de pétrole sous l'égide de l'Agence internationale de l'énergie, une annonce qui avait auparavant pesé sur les prix. Selon l'agence AP, les pays du G7 avaient annoncé le 2 octobre une libération de 100 millions de barils de pétrole et de produits pétroliers, avec une mise à disposition initiale de volumes de diesel puis un déploiement étalé sur quatre mois.

"On ne sait toujours pas quelle part des 100 millions de barils sera du diesel, quels pays contribueront ni quelle quantité représentera de véritables nouveaux barils", souligne Arne Lohmann Rasmussen. Si les modalités ne sont fixées qu'à la mi-octobre, l'analyste estime qu'une faible quantité de diesel pourrait arriver sur le marché avant les élections américaines de mi-mandat du 3 novembre.

Une baisse insuffisante des prix avant cette échéance pourrait, selon lui, raviver l'option d'une interdiction des exportations de gazole par Donald Trump afin de réduire les prix domestiques du diesel. Une telle décision renchérirait les approvisionnements des pays importateurs.



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