Le pétrole baisse, signe d'un regain d'optimisme du marché
New York: Les cours du pétrole baissent mardi, le marché s'accrochant à la poursuite des efforts diplomatiques au Moyen-Orient, malgré le nouveau train de sanctions américaines contre les partenaires commerciaux de l'Iran.Le ministre pakistanais de l'Intérieur, Mohsin Naqvi, a fait état sur X d'"une réunion très positive et productive avec le président iranien", Massoud Pezeshkian "sur le conflit entre l'Iran et les États-Unis".
Celle-ci a notamment porté sur "les mesures nécessaires de part et d'autre pour rétablir le protocole d'accord d'Islamabad, ouvrant ainsi la voie à un règlement global du conflit".
Cette annonce du Pakistan, pays médiateur, a offert un regain d'optimisme au marché et vers 14H30 GMT (16H30 HEC), le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en octobre, perdait 2,88% à 89,52 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, tombait de 2,87% à 82,57 dollars.
Les tensions diplomatiques restent toutefois importantes. Le ministre américain des Finances Scott Bessent a présenté lundi de nouvelles sanctions pour "couper toutes les ressources économiques" de l'Iran.
Celles-ci visent les partenaires commerciaux de Téhéran, sans précision sur la date d'entrée en vigueur, ni les pays visés.
La Chine, grande consommatrice de pétrole iranien, a déjà prévenu qu'elle "défendra fermement" ses intérêts.
La question "reste de savoir si les États-Unis sont réellement disposés à appliquer les sanctions contre la Chine", souligne Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management, un embrasement de la guerre commerciale entre les deux pays risquant de fragiliser davantage l'économie mondiale.
La capacité à acheminer du pétrole en dehors du Golfe reste toutefois la variable la plus importante pour les prix de l'or noir.
"Du pétrole brut transite par le détroit d'Ormuz de manière très discrète. Pas publiquement", a affirmé lundi le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné lors d'une conférence en Norvège.
Cela coûte "plus ou moins 20 millions de dollars pour qu'un VLCC (un pétrolier géant, ndlr) traverse Ormuz et revienne", a-t-il ajouté.
Malgré ce coût, le prix du baril reste contenu car "les producteurs sont désespérés à l'idée de maintenir leurs flux de pétrole vers le marché".
Selon un récent article du média américain Axios, citant des responsables américains, environ 10 millions de barils par jour (mb/jMBJ Abréviation de Million(s) de Barils (de pétrole brut) par Jour, sachant qu'un baril équivaut environ à 159 litres soit 42 gallons américains.) de pétrole parviennent au marché en provenance d'Ormuz, avec 15 à 20 pétroliers qui entrent et sortent chaque nuit par ce passage stratégique.
Ce chiffre reste toutefois difficile à vérifier car de nombreux bateaux coupent leur système d'identification automatique pour traverser le détroit.
Même "les entreprises de suivi maritime les plus performantes au monde peinent actuellement à compter les navires", précise à l'AFP Ole Hansen, analyste chez Saxo Bank.
"Ces navires finiront par apparaître dans un pays de destination à un moment donné et seront suivis ultérieurement", mais ce suivi à l'arrivée "ne laisse pas penser que les flux aient atteint, jusqu'à présent, un niveau aussi élevé que 10 mb/j", affirme à l'AFP Giovanni Staunovo, analyste chez UBS.
Commenter Le pétrole baisse, signe d'un regain d'optimisme du marché
graphcomment-widget>
