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Les tensions régionales relancent les frappes et font bondir le pétrole

Cours du pétroleIrak: Vers 01h55 GMT, le baril de WTI nord-américain progressait de 4,72% à 83,00 dollars, tandis que le Brent de la mer du Nord gagnait 4,70% à 88,04 dollars.

Cette réaction des prix intervient après l’annonce d’interceptions de missiles iraniens par l’armée américaine et de frappes menées avec l’Arabie saoudite contre des milices pro-iraniennes en Irak.

La pression sur le marché est renforcée par les incidents signalés autour du détroit d’Ormuz, axe critique pour les exportations du Golfe. Selon l’Agence internationale de l’énergie, environ 20 millions de barils par jour de brut et de produits pétroliers ont transité par ce passage en 2025.

Mercredi, l’agence iranienne Tasnim a rapporté que les Gardiens de la Révolution affirmaient avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit. D’après la même source, les trois navires auraient poursuivi leur route malgré les avertissements des forces navales iraniennes.

Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient a indiqué que « des avions de combat américains et saoudiens ont frappé plusieurs sites logistiques et d’armement terroristes dans l’est de l’Irak ». Le Centcom a averti l’Iran et les groupes qui lui sont alliés que la poursuite de leurs attaques pourrait entraîner de nouvelles ripostes américaines.

Le ministère saoudien de la Défense a confirmé des frappes conjointes contre « des milices terroristes loyales à l’Iran ». Riyad accuse ces groupes d’avoir tenté de viser, au moyen de drones, des installations pétrolières situées dans l’est du royaume.

L’Arabie saoudite avait déjà signalé lundi des attaques comparables et demandé à l’Irak d’empêcher l’usage de son territoire pour des opérations dirigées contre elle. Selon l’agence officielle saoudienne SPA, les défenses du royaume avaient intercepté le 27 juillet plusieurs drones visant des installations pétrolières dans la province orientale et à Riyad.

Le gouvernement irakien a annoncé l’ouverture d’une enquête. La « Résistance islamique en Irak », coalition de groupes pro-iraniens, a nié toute implication dans ces opérations.

Le Centcom a aussi affirmé avoir « intercepté avec succès » des missiles tirés par l’Iran « dans le cadre d’une tentative d’attaque surprise contre les forces américaines basées au Moyen-Orient ». Le commandement américain n’a pas précisé le lieu de ces interceptions, et Téhéran n’a pas confirmé dans l’immédiat avoir attaqué les États-Unis.

La veille, les Houthis du Yémen avaient revendiqué une attaque au missile balistique contre un pétrolier saoudien en mer Rouge. Les rebelles soutenus par l’Iran accusent ce navire d’avoir « violé le blocus naval » qu’ils disent imposer au royaume saoudien.

Le conflit entre l’Iran et les États-Unis s’est ainsi propagé à un front qui était resté relativement calme depuis 2022, entre les Houthis et l’Arabie saoudite. Riyad soutient militairement le gouvernement yéménite opposé aux rebelles.

Le président américain Donald Trump a reçu mardi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Washington. Il s’agissait de leur première rencontre depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

Donald Trump a écrit sur son réseau Truth avoir eu « une très bonne réunion », en ajoutant que « de nombreux sujets importants ont été abordés ». Dans une vidéo diffusée après l’entretien, Benjamin Netanyahu a déclaré avoir eu « la meilleure des conversations » avec le président américain, notamment sur leur « objectif commun: s’assurer que l’Iran ne se dote pas d’armes nucléaires ».

La réunion à huis clos a duré environ une heure et demie et n’a pas été suivie d’un échange avec la presse. Elle n’efface pas les signes de divergences apparus entre les deux dirigeants depuis le déclenchement de la guerre régionale.

Israël, qui avait lancé avec les États-Unis l’offensive contre Téhéran le 28 février, n’a pas participé à la dernière séquence d’affrontements de juillet. La visite de Benjamin Netanyahu intervient avant les législatives israéliennes du 27 octobre, alors que les derniers sondages le donnent en difficulté.

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