
Washington: Le prix du baril de WTI, référence américaine sur le marché pétrolier, continuait sa progression mercredi, poussé par l'annonce de frappes contre des infrastructures énergétiques en Iran et au Qatar.Vers 22H45 GMT, soit quelques minutes après la réouverture des échanges, le baril de West Texas Intermediate (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) prenait 3,00% à 99,21 dollars.
Selon la télévision d'Etat iranienne, Israël a frappé avec les Etats-Unis le site de South Pars/North Dome, la plus grande réserve de gaz connue au monde, partagée par l'Iran et le Qatar.
Dans un communiqué, les Gardiens de la Révolution iraniens ont menacé les Etats-Unis et Israël d'anéantir des infrastructures énergétiques, agitant le spectre d'une riposte "bien plus sévère".
"C'est une nouvelle escalade: juste quand on se dit que ça ne peut pas être pire, ça trouve le moyen de l'être", juge auprès de l'AFP John Kilduff, d'Again Capital.
Selon l'analyste, "peu importe" l'ampleur des dégâts provoqués par l'attaque, "c'est une ligne rouge" pour Téhéran.
Dans la foulée, une attaque iranienne a provoqué mercredi un incendie ayant fait des dégâts "considérables" sur la principale installation gazière du Qatar, selon des sources officielles de ce pays du Golfe.
Et "le blocage du détroit d'Ormuz se poursuit", note Carsten Fritsch, de Commerzbank.
En temps normal, un cinquième du commerce mondial de pétrole brut et de gaz naturel liquéfié transite par ce passage stratégique.
Les mesures engagées par les pays pour tenter de soutenir le commerce pétrolier, comme dernièrement la suspension d'une ancienne loi maritime aux Etats-Unis, "ne sont tout simplement pas suffisantes", prévient John Kilduff.