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Le pétrole reflue après les propos de Trump sur la guerre en Iran

Cours du pétroleParis: Les prix de l'or noir chutaient mardi matin, après avoir atteint la veille des sommets, les investisseurs étant visiblement rassurés par les propos du président américain Donald Trump sur une fin prochaine de la guerre avec l'Iran. L'annonce de libération de réserves stratégiques par les pays du G7 calmait aussi les craintes de pénurie.
Vers 09h10, le prix du BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord chutait de 9,17% à 90,18 dollars le baril, après avoir frôlé la veille la barre des 120 dollars.

Malgré ce repli spectaculaire d'environ 30 dollars en un peu plus de 24 heures, le tarif du Brent reste encore bien au-dessus des 70 dollars auquel il se négociait le 27 février, soit avant le début de la guerre au Moyen-Orient.

Le WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie. américain suivait une trajectoire identique, abandonnant 8,65% à 86,57 dollars.

Cette chute spectaculaire intervient suit aux déclarations lundi de Donald Trump, qui a affirmé que la guerre en Iran allait "se terminer bientôt", parlant d'une opération "bien en avance sur le calendrier". "Cela va se terminer bientôt et si cela recommence, ils seront encore plus durement touchés", a-t-il lancé lors d'une conférence de presse.

Le locataire de la Maison Blanche a également annoncé lundi qu'il allait lever certaines sanctions sur le pétrole "afin de réduire les prix".

Ce retournement intervient également après les déclarations des ministres des Finances du G7, qui ont indiqué être prêts à libérer du pétrole depuis leurs réserves stratégiques si la situation énergétique mondiale l'exigeait.

"En quelques heures seulement, Wall Street est passé d'un scénario de choc énergétique mondial à un retour vers les valeurs de croissance et les fondamentaux de bénéfices", a constaté John Plassard.

Selon le responsable de la stratégie d'investissement de la banque Cité Gestion, la détente sur les prix du brut "a permis de dissiper momentanément les craintes de stagflation mondiale qui avaient initialement fait plonger les marchés en début de séance. La baisse du pétrole et l'espoir d'une réouverture du détroit d'Ormuz ont redonné de l'appétit pour le risque aux investisseurs".


Voir aussi:📅 Les dates qui ont vu le pétrole flamber à plus de 100 dollars

L'expert de la banque genevoise a également noté qu'avec le retour de l'inflation induite par l'envolée des cours du pétrole, "l'inflation pourrait redevenir non seulement un problème économique, mais aussi un risque politique majeur à l'approche des prochaines échéances électorales", avec les élections à mi-mandat prévue en novembre aux États-Unis.

Pour Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote, "les jours sont rares où l'on voit autant de volatilité sur les marchés". "Le fait que les investisseurs surréagissent à chaque bribe d'information sans en questionner la faisabilité ajoute une difficulté supplémentaire", a-t-elle constaté.

Commentant la disposition des pays du G7 à libérer 300-400 millions de barils de pétrole depuis leurs réserves stratégiques, Mme Ozkardeskaya a calculé que cela représentait entre 3 et 4 jours de demande mondiale. "Ce n'est pas grand-chose".


(c) Afp

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