La flambée des prix du pétrole s'apaise avec la perspective du G7
Londres: Les prix du pétrole ralentissent leur course folle lundi, après avoir bondi de 30% et atteint près de 120 dollars le baril, après que les ministres des Finances du G7 ont évoqué une possible utilisation des réserves stratégiques.Leur but: tenter d'atténuer la flambée des prix du brut, conséquence de la guerre au Moyen-Orient -- mais ils n'ont pas encore décidé d'y recourir, selon le gouvernement français.
Cela pourrait engendrer la libération de 25 à 30% des stocks constitués sous l'égide de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), soit 300 à 400 millions de barils, d'après Ole R. Hvalbye, de SEB, interrogé par l'AFP, qui s'appuie sur des informations du Financial Times.
Vers 16H30 GMT (17H30 à Paris), le prix du baril de Brent BRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en mai, grimpait de 8,23% à 100,32 dollars, après s'être affiché à 119,50 dollars plus tôt dans la séance.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en avril, prenait 4,95% à 95,40 dollars, après avoir touché 119,48 dollars.
C'était la première fois depuis 2022 et les retombées de la guerre en Ukraine que les deux références du brut dépassaient les 100 dollars.
"La panique qui a secoué le marché pétrolier pendant la nuit s'est temporairement apaisée", note Chris Beauchamp, d'IG, mais "les causes profondes de cette hausse brutale demeurent".
Selon l'analyste, "la menace qui pèse désormais sur les infrastructures pétrolières de la région garantit un prix plancher à court terme, bien au-dessus des sommets d'avant-guerre".
L'Iran, attaqué par les États-Unis et Israël il y a dix jours, poursuit ses frappes contre les infrastructures de ses voisins du Golfe, riches en hydrocarbures.
Le détroit d'Ormuz par lequel transite en temps normal un cinquième de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL) reste aussi impraticable.
Selon Kpler, 8,7 millions de barils par jour seraient bloqués même en utilisant totalement les possibilités de redirection des flux que possèdent l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.
Avec les navires bloqués, les capacités de stockage des pays du Golfe atteignent progressivement leur limite, ce qui peut engendrer la réduction de leur production.
Par ailleurs, le fait que Mojtaba Khamenei, considéré comme proche des conservateurs iraniens, succède à son père comme nouveau guide suprême de la République islamique "annonce une continuité dure, pas une capitulation", estiment les analystes de Société Générale CIB.
Le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, était en hausse de 6,16% à 56,675 euros le mégawattheure, après avoir ouvert sur un bond d'environ 30%.
(c) Afp









