Londres: Les cours du pétrole évoluent en petite baisse jeudi, avant l'issue de la troisième session de pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis, qui a pour objectif de sortir du flou actuel "ni guerre ni paix", selon les mots du président iranien.
Washington veut arracher un accord garantissant notamment que l'
Iran ne se dote pas de l'arme atomique, une crainte des Occidentaux qui nourrit de longue date le différend avec Téhéran.
Et le président Iranien Massoud Pezeshkian a assuré jeudi que son pays ne cherchait pas à se procurer des armes nucléaires.
Un accord recentrerait l'attention du marché "
sur la réunion de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés" de ce week-end, explique Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
Les investisseurs anticipent en effet une décision sur la reprise des hausses de production de huit des pays membres du cartel à partir du mois d'avril.
Ce facteur de baisse des cours pourrait ne plus être compensé par le risque géopolitique si un accord est conclu entre Washington et Téhéran.
Vers 09H45 GMT (10H45 HEC), le
prix du baril de
BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en avril, perdait
0,82% à
70,23 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, tombait de
0,81% à
64,89 dollars.
Cependant, un échec des négociations "
augmenterait considérablement le risque d'une attaque américaine pendant le week-end", estime M. Rasmussen, alors que les
États-Unis ont déjà envoyé un dispositif militaire massif dans le Golfe.
Pour le marché pétrolier, cela voudrait dire une hausse considérable de la prime de risque qui fait gonfler les cours, car l'Iran est un producteur important de pétrole et qu'en cas d'escalade militaire le pays pourrait chercher à bloquer le détroit d'Ormuz par lequel transite environ 20% de la production mondiale d'or noir.
"
En l'absence de quasiment toute autre voie d'exportation crédible, même un incident naval mineur ou un durcissement du discours politique se répercute très rapidement sur les prix", explique, Tobias Keller, d'UniCredit.
L'analyste note tout de même que "
de nombreux pays, en particulier ceux qui dépendent des importations de pétrole, conservent la capacité de puiser dans leurs réserves stratégiques si nécessaire", ce qui permettrait selon lui d'"
absorber une perturbation partielle" et peu prolongée dans la durée.
(c) AFPCommenter Le pétrole baisse légèrement en marge des pourparlers entre Iran et Etats-Unis
Communauté prix du baril
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