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Le pétrole plombé par des prévisions d'une demande moins forte que prévu en 2026

cours du petroleLondres: Les cours du pétrole s'enfoncent dans le rouge jeudi après un rapport mensuel de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) qui prévoit une demande mondiale moins forte qu'initialement anticipé pour 2026, un facteur baissier qui vient s'ajouter à la volonté affichée de dialogue entre les Etats-Unis et l'Iran.
Vers 16H20 GMT (17H20 HEC), le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en avril, perdait 1,84% à 68,12 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en mars, baissait de 1,90% à 63,40 dollars.

L'AIE a revu un peu en baisse, de 80.000 barils par jour (bp/j), jeudi, sa prévision de croissance de la demande mondiale de pétrole pour 2026, en raison de hausses de prix observées en janvier, qui pèsent sur les perspectives de croissance.

L'AIE prévoit désormais une croissance de 850.000 bp/j en 2026 contre une prévision de 930.000 bp/j le mois dernier.

C'est un facteur de baisse des prix, expliquent les analystes de DNB Carnegie, alors qu'en 2026, l'AIE s'attend à une offre d'or noir excédentaire.

Par ailleurs, Donald Trump a insisté mercredi auprès du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, sur sa volonté de poursuivre les discussions avec l'Iran.

Aucune décision définitive n'a été prise si ce n'est que j'ai insisté sur le fait que les négociations avec l'Iran continueraient pour voir si oui ou non un accord pouvait être conclu, a écrit le président américain sur son réseau Truth Social à l'issue de la réunion.


Cela réduit la probabilité d'une intervention immédiate, et fait un peu reculer le risque géopolitique qui gonfle les cours du brut.

Toutefois, sur le papier, leurs positions peuvent sembler difficilement conciliables et le marché continuera d'être sous l'emprise des discussions entre l'Iran et les États-Unis, selon les analytes de DNB Carnegie.

Téhéran veut limiter les discussions à la question nucléaire et défend son droit à l'enrichissement de l'uranium, alors que Washington souhaite inclure la limitation des capacités balistiques et l'arrêt du soutien à des groupes armés hostiles à Israël.

Avec des exigences aussi éloignées beaucoup de choses peuvent encore mal tourner, et le marché craint que la crise ne s'étende à toute la région, en premier lieu au détroit d'Ormuz, par lequel transite environ 20% de la production mondiale de pétrole, souligne Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

(c) AFP


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