Le pétrole prudent en l'absence d'avancée diplomatique au Moyen-Orient
Londres: Les cours du pétrole remontent un peu mercredi, après être nettement tombés la veille, le marché attendant davantage de précisions sur la réponse formelle des États-Unis à l'offre pour mettre fin à la guerre de l'Iran et observant encore les flux en provenance du Moyen-Orient.Vers 10H30 GMT (12H30 HEC), le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en novembre, dont c'est le dernier jour de cotation, prenait 0,82% à 103,43 dollars.
Celui pour décembre évolue vers les 97 dollars, ce qui signifie que jeudi le baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de référence pourrait mécaniquement repasser "sous le seuil psychologique des 100 dollars", a souligné Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.), pour livraison en novembre, gagnait 1,07% à 90,34 dollars.
"Aucun accord entre les États-Unis et l'Iran n'est imminent", a relevé Tamas Varga, analyste chez PVM.
L'Iran n'a pas précisé le contenu de la réponse américaine, mais Téhéran exige la cessation des hostilités sur tous les fronts au Moyen-Orient - y compris au Liban, où Israël affronte le Hezbollah pro-iranien ; le dégel de ses avoirs détenus à l'étranger ; la levée des sanctions frappant son secteur pétrolier ainsi que la fin du blocus américain.
Or, le président américain Donald Trump a rejeté samedi cette proposition devant la presse.
Sans accord, "des attaques réciproques pourraient reprendre à tout moment" et faire rebondir les prix du brut, a estimé M. Varga.
Même si la plateforme de suivi de matières premières Kpler montre que davantage de pétrole sort du Moyen-Orient, la situation dans le détroit d'Ormuz reste loin d'être normale.
Trois navires ont été attaqués mardi dans ce détroit, a rapporté mercredi l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.
Les carburants, comme le gazole et l'essence, "restent le principal goulet d'étranglement sur le marché pétrolier", a affirmé M. Rasmussen.
Le doute subsiste aussi sur la possibilité d'une interdiction des exportations américaines de gazole, qui ferait bondir les prix de ce carburant en dehors des États-Unis.
A l'approche des élections législatives de mi-mandat aux États-Unis, pour Donald Trump, "il pourrait être très tentant d'instaurer une interdiction pour faire temporairement baisser les prix élevés et impopulaires du diesel", a jugé M. Rasmussen.
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