Paris: Les Bourses mondiales tentent une reprise vendredi, face à une accalmie sur les prix du brut après l'autorisation temporaire par Washington de la vente de pétrole russe stocké sur des navires pour enrayer la flambée des prix.
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Les marchés restent dominés par les tensions autour du détroit d'Ormuz et les variations des prix du pétrole", résument les analystes de Natixis.
Washington a annoncé jeudi l'autorisation temporaire de la vente de pétrole russe stocké sur des navires, un assouplissement permettant aux pays qui le souhaitent d'acheter du pétrole russe sans craindre des sanctions américaines.
Le ministre des Finances, Scott Bessent, a déclaré dans un communiqué que cette nouvelle autorisation visait à "
accroître la portée mondiale de l'offre existante".
La mesure a calmé la flambée du brut, qui plafonne désormais en dessous des
100 dollars.
Vers 12H00, le
BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord cédait
0,64% à
99,82 dollars le baril et le
WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie., son équivalent américain perdait
1,32% à
94,47 dollars le baril.
Les marchés restent cependant focalisés sur la quasi fermeture du passage stratégique d'
Ormuz, qui contraint les pays du Golfe à réduire drastiquement leur production pétrolière, grevant l'offre mondiale de
7,5%, selon l'Agence internationale de l'énergie (
AIE).
Les Bourses résistent
A Tokyo, l'indice vedette Nikkei a clôturé en repli de
1,16%. A Séoul, l'indice phare Kospi a lâché
1,72%. Taipei a cédé
0,54% et l'indice hongkongais Hang Seng a terminé en baisse de
0,98%.
Les Bourses européennes réduisaient quant à elles leurs baisses vers 12H00, la Bourse de Paris cédant
0,24% et Londres
0,15%. La Bourse de Francfort oscillait autour de l'équilibre (-
0,08%) et Milan repassait même en terrain positif (+
0,11%). Zurich perdait
0,64% vers 12h20.
A Wall Street, les contrats à terme des principaux indices laissaient même présager une ouverture en petite hausse.
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Alors que la guerre fait rage au Moyen-Orient, on a de plus en plus le sentiment que les marchés actions restent trop calmes, et n'intègrent pas pleinement les risques géopolitiques et économiques liés au conflit", estime Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB.
Sur le mois de mars, les principaux indices européens ont perdu entre 5 et
7%, de nettes baisses certes mais sans commune mesure avec les fluctuations sur le marché de la dette souveraine ou la flambée des prix de l'énergie.
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Bien que la forte hausse des prix du pétrole et de l'énergie puisse être dommageable pour l'économie mondiale, il est encore trop tôt pour en mesurer les effets", estime Mme Brooks, rappelant que les marchés espèrent toujours que la flambée du brut sera temporaire.
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L'aversion au risque domine actuellement", souligne-t-elle cependant. "
Les marchés d'actions oscillent au rythme des nouvelles".
Un nouveau scénario pour les taux d'intérêt
Du côté des taux d'intérêt décidés par les banques centrales en revanche, "
le choc géopolitique qui se propage depuis le Golfe a discrètement réécrit le scénario mondial en quelques jours", souligne Stephen Innes, gérant chez SPI AM.
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Il y a seulement quelques semaines, les marchés anticipaient tranquillement deux baisses de taux de la Réserve fédérale américaine (Fed) en 2026", explique-t-il. Désormais, les investisseurs "
n'intègrent même plus forcément une seule baisse cette année".
Le rendement de l'emprunt américain à échéance deux ans, qui reflète le mieux les anticipations concernant la politique monétaire de la Fed, a dépassé les
3,76% jeudi, son niveau le plus élevé depuis août.
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En Europe, le revirement est encore plus spectaculaire", note M. Innes. "
Alors que les marchés débattaient auparavant d'un assouplissement monétaire, ils anticipent désormais une hausse de taux en juillet par la Banque centrale européenne (BCE), avec des probabilités non négligeables d'une autre hausse avant la fin de l'année", poursuit-il.
Le taux de l'emprunt allemand à 10 ans, référence européenne, a dépassé
2,98% vendredi, son plus haut depuis fin 2023, avant de se stabiliser à
2,95% vers 11H00 GMT. L'équivalent français a grimpé au-delà des
3,67%, son niveau le plus haut depuis 2011, avant de consolider à
3,65%.
La BCE, qui a laissé ses taux directeurs inchangés depuis sa dernière baisse de taux de juin 2025, se réunira jeudi, au lendemain de la décision de la Fed.
(c) AFPCommenter Accalmie sur les marchés malgré un pétrole proche des 100 dollars
Communauté prix du baril
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