Paris: Les prix des hydrocarbures freinaient leur évolution mercredi, au cinquième jour de l'affrontement militaire dans la région du Golfe. Les annonces de sécuriser le passage du détroit d'Ormuz semblaient rassurer les marchés et quelque peu dissiper les craintes de pénurie.
Peu avant 19h30, le
prix du baril de
BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord montait de
0,27% à
81,62 dollars, après avoir atteint
la veille un nouveau sommet depuis juillet 2024 à
85,12 dollars.
Le 27 février, soit avant le début des attaques israélo-américaines contre l'Iran,
les 159 litres de Brent valaient seulement 72,55 dollars.
Le
WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie. américain gagnait lui
0,58% à
74,99 dollars, se relâchant après avoir bondi mardi à
78,01 dollars.
Il y a cinq jours, le prix du West Texas Intermediate
s'élevait encore à 67,17 dollars.
Quant au gaz naturel, le prix du TTF néerlandais qui fait référence en Europe, amorçait une forte correction. Le prix du mégawattheure baissait de
7,25% à
49,72 euros, après avoir culminé à plus de
62 euros la veille. Il restait cependant encore nettement supérieur aux
32 euros auquel il se négociait le 27 février.
Quelque 150 navires sont à l'arrêt autour du détroit d'Ormuz, a comptabilité Tobias Keller, stratégiste à UniCredit.
Face au blocage de cette importante route maritime par l'Iran, le président américain Donald Trump a déclaré mardi que la marine américaine pourrait escorter des pétroliers "
si nécessaire".
Risque de hausse des taux
"
Les économies émergentes d'Asie du sud et du sud-est dépendent fortement du brut de la région du Golfe et du gaz naturel liquéfié (GNL), les mettant particulièrement à risque si les flux sont interrompus", a ajouté l'expert de la banque italienne.
Pour les spécialistes d'UBS, "
cette dépendance pourrait accroître la concurrence mondiale pour le gaz, avec potentiellement une réorientation de la production américaine de l'Europe vers les marchés asiatiques avec, à la clé, une hausse des prix".
Mais "
notre scénario de référence reste celui d'une brève perturbation de l'approvisionnement mondial en énergie", a pondéré la banque aux trois clés.
Selon Frank Sohlleder d'Activtrades, "
l'économie mondiale fait face à des goulets d'étranglements fatals. L'envolée des prix du pétrole et du gaz agissent comme un catalyseur sur les craintes d'inflation et renforcent la crainte de voir les banques centrales resserrer leurs politiques monétaires, ce qui ferait définitivement caler la conjoncture mondiale".
Commenter Guerre au Moyen-Orient: pétrole et gaz limitent leur progression
Communauté prix du baril
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