Le pétrole se stabilise après une semaine de chute
Cours de clôture: Les cours du pétrole sont restés sans grand mouvement vendredi, les investisseurs préférant rester prudents face au risque géopolitique toujours présent au Moyen-Orient, au terme d'une semaine largement baissière.Le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en janvier, a grappillé 0,03 % à 98,32 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en décembre, a avancé de 0,34 % à 90,83 dollars.
Le président américain Donald Trump et l'émir du Qatar Cheikh Tamim ben Hamad al-Thani ont "discuté des efforts diplomatiques visant à réduire les tensions dans la région", a rapporté le bureau de l'émir dans un communiqué vendredi.
Les tractations diplomatiques impliquant Téhéran et Washington se sont récemment intensifiées sous l'égide du médiateur qatari et ont fait chuter les cours du pétrole sous la barre des 100 dollars le baril cette semaine.
"La pénurie de pétrole brut liée au conflit au Moyen-Orient est en grande partie résolue. Les flux de pétrole brut en provenance du Moyen-Orient ont retrouvé des niveaux similaires à ceux d'avant la crise", assurent les experts d'Eurasia Group.
La pression sur les prix a aussi été accentuée par les élections de mi-mandat aux États-Unis.
"Les démocrates ayant remporté la majorité tant au Sénat qu'à la Chambre des représentants, les acteurs du marché semblent désormais considérer qu'une résolution du conflit avec l'Iran est de plus en plus probable", écrit Barbara Lambrecht, de Commerzbank.
"Cependant, le risque d'une nouvelle escalade" entre Washington et Téhéran "n'est en aucun cas écarté", ajoute-t-elle.
"Je préférerais ne pas détruire le reste du pays si possible, mais il faudra peut-être que je le fasse. Vous le saurez bien assez tôt", a déclaré Donald Trump à des journalistes dans le Bureau ovale de la Maison Blanche.
Le transport maritime reste la cible d'attaques dans la région du détroit d'Ormuz, et "les transporteurs continuent d'appliquer une forte majoration sur les coûts du pétrole brut et du fret", relèvent les analystes d'Eurasia Group.
Selon un document de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), la part totale du fret et de l'assurance pour les très grands pétroliers en provenance du Moyen-Orient à destination de l'Asie de l'Est s'élevait en moyenne à 30 % du coût total fin octobre contre environ 5 % fin janvier, avant le déclenchement du conflit.






