Le pétrole oscille entre diplomatie et crainte d'escalade au Moyen-Orient
Londres: Les cours du pétrole hésitent mardi entre de nouveaux efforts diplomatiques au Moyen-Orient et la crainte d'une escalade des hostilités après les élections législatives israéliennes et les "midterms" aux Etats-Unis la semaine prochaine.Vers 11H30 GMT (12H30 HEC), le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en décembre, cédait 0,97 % à 114,69 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, perdait 0,85 % à 100,89 dollars.
Les Israéliens votent mardi aux premières élections législatives depuis le 7-Octobre.
L'issue des élections législatives pourrait "être déterminante pour l'évolution de la guerre avec l'Iran, le Premier ministre israélien Netanyahu pouvant, s'il est réélu, tenter de provoquer un changement de régime en Iran", affirme Carsten Fritsch, analyste chez Commerzbank.
De son côté, l'Arabie saoudite, sous le feu des Houthis, a dépêché lundi à Téhéran son ministre de la Défense, pour une rencontre de haut niveau avec la Turquie et le Pakistan visant à empêcher un retour à la guerre au Moyen-Orient après une série d'avertissements israélo-américains.
"Nous sommes tombés d'accord sur les conclusions suivantes : la sécurité de la région (...) doit être assurée par les pays eux-mêmes, et nous devons empêcher toute forme d'intervention étrangère", a indiqué le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Mohsen Rezaï, à la télévision iranienne.
Ces échanges diplomatiques ont offert un peu de répit aux cours du brut, mais "le marché reste préoccupé par une possible résurgence de la guerre conventionnelle" entre Washington et Téhéran, après les élections législatives américaines de mi-mandat (dit "midterms"), expliquent les analystes de DNB Carnegie.
L'armée américaine serait prête à lancer de nouvelles opérations militaires, potentiellement majeures, contre l'Iran dans les 96 heures suivant la réception d'un ordre par Donald Trump, a indiqué la chaîne américaine CNN en citant deux responsables américains.
Dans le même temps, les hostilités entre les rebelles houthis du Yémen et la coalition menée par l'Arabie saoudite continuent d'ajouter un risque sur les livraisons du plus important exportateur de pétrole au monde.
Les Houthis du Yémen affirment mardi avoir visé une raffinerie de pétrole en Arabie saoudite. Leurs frappes sur les infrastructures civiles et militaires du royaume sont devenues quasi-quotidiennes.






