Les prix du pétrole augmentent face aux craintes d'escalade au Moyen-Orient
Cours de clôture: Les cours du pétrole ont clôturé en hausse jeudi, après que les Gardiens de la Révolution iraniens ont menacé d'étendre le conflit régional déclenché fin février."La prime de risque fait son retour en force sur le marché", a résumé pour l'AFP John Kilduff, analyste d'Again Capital.
S'en prenant aux escortes mises en place par les forces américaines pour faire passer des navires dans le stratégique détroit d'Ormuz, dont Téhéran revendique le contrôle, la puissante force armée de l'Iran a averti Washington que "si cette tendance se poursuivait, le conflit s'étendrait à ses bases dans la région".
"Ceci constitue un avertissement sérieux", ont insisté les Gardiens, dans un communiqué publié sur leur site Sepah News.
Le président américain Donald Trump, sur son réseau Truth Social, a lui assuré que l'Iran "faisait tout ce qui est en son pouvoir pour faire monter le prix du pétrole" avant les législatives américaines du 3 novembre.
"On ressent une réelle nervosité sur les marchés", a souligné M. Kilduff, ces menaces suscitant des craintes de perturbations encore plus sévères pour l'approvisionnement en brut en provenance du Golfe.
Dans ce contexte, le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en décembre, a gagné 4,00 %, à 113,17 dollars, au plus haut depuis mai.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.), pour livraison le même mois, a progressé de 2,39%, à 99,47 dollars.
Les inquiétudes se portent également sur la capacité de l'Arabie saoudite à maintenir un niveau élevé d'exportation, alors que les combattants houthis du Yémen mènent depuis plusieurs semaines des frappes d'une ampleur inédite contre les infrastructures civiles et pétrolières du royaume.
Le personnel du siège du géant pétrolier saoudien Aramco a reçu jeudi l'ordre d'évacuer les locaux, au lendemain de frappes meurtrières sur un aéroport proche.
Le premier exportateur de brut au monde continue toutefois d'écouler sa production à travers la mer Rouge mais aussi le détroit d'Ormuz, d'où sortent de plus en plus de pétroliers, a estimé jeudi le directeur régional du Fonds monétaire international (FMI), Jihad Azour, dans un entretien à l'AFP.







