Le pétrole souffle, jaugeant la résilience des flux pétroliers
Londres: Les cours du pétrole temporisent lundi, avec un marché notant que les exportations en provenance du Golfe sont élevées malgré les hostilités continues au Moyen-Orient et après la décision de Donald Trump d'exempter la Russie de nouvelles sanctions.Vers 10H00 GMT (12H00 HEC), le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en décembre, perdait 1,06 % à 108,69 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en novembre, cédait 0,15 % à 101,26 dollars.
"Malgré la poursuite des attaques contre les navires commerciaux, d'importants volumes de pétrole continuent de sortir du golfe Persique", expliquent les analystes de DNB Carnegie.
Ils relèvent que "le secrétaire américain à l'Énergie, Chris Wright, a déclaré à Fox News que les flux de pétrole du Golfe étaient revenus à environ 80 % de leur niveau d'avant-guerre".
"Le marché n'est pas en train de décider soudainement que la situation géopolitique se stabilise ; il constate simplement que les barils continuent de circuler", précise Stephen Innes, analyste chez Quintex Intel.
En effet, dopé par les hostilités au Moyen-Orient et les nombreuses attaques sur des navires dans le détroit d'Ormuz, le baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. avait atteint vendredi son plus haut depuis plus d'un mois à 110 dollars.
Par ailleurs, le marché jauge également la décision de Donald Trump d'exempter la Russie de nouvelles sanctions qui visent en particulier le secteur de l'énergie de Moscou.
"J'exempte l'application de telles sanctions, restrictions et droits de douane prévues dans le Graham Act", stipule le texte publié vendredi soir, invoquant "l'intérêt national des États-Unis".
Cette décision a été critiquée au sein même du camp républicain dès samedi. Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a d'ailleurs relativisé la décision de Donald Trump, assurant qu'il s'agissait d'une pause de 60 jours visant à "analyser" leurs répercussions économiques.
Le gaz européen continue de son côté de monter, avec l'attente d'une "baisse des températures au cours de la semaine à venir" qui pourrait augmenter la demande de gaz en Europe, et le risque de nouvelles perturbations de l'approvisionnement à cause de la "détérioration de la situation sécuritaire au Moyen-Orient", assure Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
Ces facteurs couplés à des réserves bien plus basses que les années précédentes dans les pays européens contribuent à la hausse du contrat à terme du TTF néerlandais, référence du gaz pour l'Europe, qui prenait 1,95%, à 89,26 euros le mégawattheure.







