Le pétrole monte davantage à cause des hostilités au Moyen-Orient
Londres: Les cours du pétrole s'affichent un peu plus hauts mercredi, le marché continuant de s'inquiéter des hostilités entre les Houthis du Yémen et l'Arabie saoudite, ainsi que des risques dans le détroit d'Ormuz malgré la hausse récente des exportations en provenance du Golfe.Vers 10H15 GMT (12H15 HEC), le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en décembre, prenait 0,77 % à 106,50 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en novembre, gagnait 1,25 % à 95,32 dollars.
"La reprise de l'approvisionnement en pétrole au Moyen-Orient était bien engagée en septembre, les exportations de brut des pays du Golfe se rapprochant des niveaux d'avant-guerre", indique l'Agence internationale de l'énergie (AIE), qui a publié mercredi son rapport mensuel sur le marché du pétrole.
Mais "la récente intensification des attaques visant les infrastructures énergétiques régionales et le trafic de tankers menace de compromettre de nouveaux progrès", explique-t-elle.
Les "opérations visant le coeur du territoire saoudien se poursuivront dans les jours à venir, ciblant les aéroports et les installations pétrolières de l'ennemi saoudien et les conséquences seront sévères", a notamment déclaré mercredi le porte-parole militaire des Houthis, Yahya Saree.
Ces attaques "augmentent les risques pour les infrastructures pétrolières de l'Arabie saoudite et ses principaux oléoducs" et pour la capacité d'exportation de Ryad, souligne Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
Par ailleurs, les incidents et attaques recensés par l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO dans le détroit d'Ormuz se sont multipliés ces derniers jours.
"L'Iran cherche délibérément à exercer une pression supplémentaire sur le marché pétrolier" pour mettre la pression sur Donald Trump, en particulier avant les élections législatives de mi-mandat aux Etats-Unis, selon M. Rasmussen.
En raison de ces perturbations, même pour les navires qui circulent dans le Golfe, la logistique maritime est beaucoup plus complexe, le temps de transport plus long, et donc "les tarifs de transport du brut ont tellement augmenté qu'ils représentent désormais une part significative du coût" du baril, précisent les analystes de Morgan Stanley.








