Le pétrole plus fort après les attaques sur l'Arabie saoudite
Londres: Les cours du pétrole sont soutenus lundi par les attaques revendiquées par les Houthis du Yémen contre des aéroports et des infrastructures énergétiques saoudiennes ce weekend, malgré l'espoir d'un "cessez-le-feu énergétique" entre l'Ukraine et la Russie.Vers 09H45 GMT (11H45 HEC), le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en décembre, prenait 1,30 % à 106,08 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en novembre, gagnait 1,31 % à 93,05 dollars.
L'ampleur des attaques visant Ryad ces derniers jours est inédite depuis le début en 2014 de la guerre au Yémen opposant les Houthis aux forces gouvernementales, qui bénéficient du soutien militaire d'une coalition conduite par l'Arabie saoudite depuis 2015.
Les Houthis pro-iraniens ont indiqué avoir mené "quatre opérations d'envergure" visant notamment l'aéroport international de Ryad mais aussi celui de Dammam et deux sites appartenant au géant énergétique Aramco.
L'agence de sécurité maritime britannique UKMTO a aussi fait état de trois attaques contre des navires ce weekend dans le détroit d'Ormuz et le Golfe d'Oman.
Au Moyen-Orient, "les progrès vers un cessez-le-feu durable restent difficiles à atteindre", explique Neil Wilson, analyste chez Saxo Markets, ce qui maintient une pression à la hausse sur les cours du pétrole.
Par ailleurs, la tempête Isaias, qui a fait au moins quatre morts dans le Sud des Etats-Unis, a aussi provoqué l'arrêt d'une partie de la production durant le weekend.
"La production reprend progressivement, mais un retour complet à la normale pourrait prendre de 1 à 3 semaines selon l'ampleur des dégâts", souligne Arne Lohmann Rasmussen.
Néanmoins, Donald Trump a semé la confusion dimanche en annonçant un "cessez-le-feu énergétique" entre l'Ukraine et la Russie, provoquant l'étonnement de Kiev et le silence à Moscou.
A l'approche des élections législatives de mi-mandat, la pression augmente sur le président américain pour qu'il s'attaque à la hausse des prix du pétrole et du diesel.
Donald Trump a d'ailleurs annoncé vendredi avoir négocié la livraison de diesel russe aux marchés américain et mondial, levant pour ce faire des sanctions qui pèsent sur Moscou.
"Il est désormais plus probable que les attaques contre les raffineries russes marquent une pause pendant un certain temps, en raison de la forte pression exercée par Trump sur l'Ukraine", note M. Rasmussen.
Mais selon lui, l'impact d'un cessez-le-feu énergétique entre Kiev et Moscou serait modeste car la guerre au Moyen-Orient demeure la "principale raison des prix élevés du diesel et du pétrole".
Le gaz européen est également en hausse lundi. Le contrat à terme de référence, le TTF néerlandais, s'affichant à 83,22 euros le mégawattheure (+2,19 %), notamment en raison des faibles réserves de l'Allemagne comparé à la période à l'approche de l'hiver.







