L'AIE demande d'évaluer la possibilité de nouvelles libérations de barils
Paris: Le patron de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) encourage ses Etats membres à évaluer leurs besoins, s'il y a, de libérations supplémentaires de leurs réserves stratégiques de gazole.Dans un courrier envoyé aux Etats membres de l'agence et publié dimanche, avant la réunion du 15 octobre de l'AIE , Fatih Birol note à quel point la situation actuelle nécessite "une attention immédiate" et "peut être gérée au mieux grâce à la coopération entre les pays membres" de l'AIE .
"Tous les membres, y compris ceux qui ont rempli leurs promesses quant aux barils de pétrole libérés, sont encouragés à évaluer la nécessité de nouvelles libérations de barils de gazole, et s'ils pensent que c'est nécessaire, déterminer dans quelle quantité, à quel moment, et de quelle nature", indique le communiqué de l'AIE résumant le courrier.
Les pays qui n'ont pas encore complètement rempli leurs promesses prises en mars dernier "doivent regarder s'ils peuvent accélérer ce qu'il reste à faire, en donnant la priorité au gazole", ajoute l'AIE .
En mars, les 32 pays de l'AIE s'étaient engagés à libérer 400 millions de barils de pétrole, pour pallier les perturbations d'approvisionnement liées à la guerre au Moyen-Orient.
En fin de semaine dernière, on en était à 325 millions de barils libérés sur ces 400 millions promis.
l'AIE avait indiqué, le 7 octobre, que ses pays membres se tenaient prêts à "libérer davantage" de réserves stratégiques de pétrole, y compris de gazole.
Les 32 pays détiennent à eux tous l'équivalent d'environ 1,1 milliard de barils, dont plus de 200 millions de barils de gazole, avait alors précisé l'AIE .
Début octobre, le G7 a annoncé, lui, "une libération coordonnée, par l'AIE , de 100 millions de barils, qui commencera immédiatement", alors que les prix des carburants restent à des niveaux très élevés sur les marchés mondiaux en raison du conflit dans le Golfe et du blocage du détroit d'Ormuz.
Dans son courrier diffusé dimanche, Fatih Birol prend note par ailleurs des nouvelles attaques sur les infrastructures de gaz et de pétrole en Arabie saoudite, dont celle survenue samedi contre l'aéroport de Ryad.
Cette attaque, menée par les Houthis du Yemen selon une source diplomatique, a causé la mort d'au moins 12 personnes et fait plus de 300 blessés, selon l'autorité de l'aviation saoudienne.

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