Le pétrole baisse avec davantage de pétrole qui sort du Moyen-Orient
Londres: Les cours du pétrole sont en baisse mardi, le marché se montrant rassuré par des volumes d'exportations en provenance du Moyen-Orient qui continuent de remonter.Vers 10H20 GMT (12H20 HEC), le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en décembre, perdait 1,77 % à 98,54 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en novembre, 1,80 % à 87,82 dollars.
"Les producteurs de pétrole du golfe Persique continuent de s'adapter à la situation dans la région", expliquent les analystes d'ING.
Présent lundi à Londres, lors de la conférence Energy Intelligence Forum à Londres, le patron d'Aramco, Amin Nasser, a notamment rassuré sur la "résilience" de son entreprise malgré les attaques des rebelles houthis.
Depuis la reprise des hostilités en juillet entre la coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite et les combattants pro-iraniens houthis, le géant pétrolier saoudien a été la cible de nombreuses attaques qui avaient par exemple temporairement mis à l'arrêt un oléoduc essentiel pour ses exportations.
Le PDG de la Kuweit Petroleum Company (KPC), Cheikh Nawaf Saud al-Sabah, a de son côté affirmé lundi que le pays produisait désormais "un peu plus de 2 millions de barils par jour aujourd'hui", soit plus très loin des 2,6 millions de barils par jour avant la guerre.
Le Koweït a été un des pays du Golfe les plus touché par la fermeture du détroit d'Ormuz, baissant sa production au niveau de la demande domestique "parce que nous étions incapables d'exporter quoi que ce soit pendant la première phase de cette guerre", selon le patron de la compagnie nationale.
"En septembre, les exportations du Golfe hors Iran ont atteint en moyenne 19,2 millions de barils par jour, soit l'équivalent de 81 % des niveaux d'avant-guerre", affirme Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
Dans le détail, selon l'analyste, "les exportations de brut étaient revenues à 91 % des niveaux d'avant-guerre, tandis que les exportations de produits raffinés ne représentaient qu'environ 60 %" de leurs quantités précédentes.
Cet écart entre le brut et les produits raffinés explique également que les prix des carburants demeurent très élevés.
Les prix des produits raffinés pâtissent aussi des attaques de drones ukrainiens contre les infrastructures énergétiques russes qui ont considérablement restreint la capacité de production des raffineries russes.








