Moyen-Orient: le pétrole baisse face à des signaux de reprise des flux
Cours de clôture: Les cours du pétrole ont clôturé en petite baisse mardi, sous l'effet de signaux encourageants quant à une reprise progressive des exportations depuis le Moyen-Orient, malgré l'impasse diplomatique entre Téhéran et Washington.Le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en novembre, a perdu 2,56% à 102,59 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, a reculé de 3,48% à 89,38 dollars.
"Grâce au rétablissement des flux sur l'oléoduc est-ouest saoudien, les exportations régionales ne sont désormais plus qu'à 11 % en deçà des niveaux d'avant-guerre - une reprise remarquable pour une région toujours en guerre", notent les analystes de JPMorgan.
L'oléoduc Est-Ouest, une infrastructure essentielle pour contourner le détroit d'Ormuz, avait récemment été mis à l'arrêt après des attaques de drones.
Sa remise en route permet de continuer à exporter du pétrole depuis Yanbu, sur la mer Rouge.
"Il y a plus d'acteurs prêts à essayer de sortir du détroit d'Ormuz et à réussir", a aussi affirmé lundi le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, devant des investisseurs.
Selon lui, environ cinq millions de barils par jour sortaient par le détroit entre mars et juillet et désormais "on est plutôt autour de 10", même si "c'est fluctuant".
En parallèle, "les opérateurs restent à l'affût du moindre signe indiquant que les États-Unis et l'Iran progressent dans leurs discussions", observe David Morrison, du courtier Trade Nation.
Pour le moment, les deux belligérants semblent embourbés dans une impasse diplomatique.
L'Iran a menacé mardi de frapper des infrastructures au Moyen-Orient si sa sécurité était compromise, alors qu'il attend une réponse officielle de Washington à sa dernière proposition visant à rouvrir le détroit d'Ormuz.
Donald Trump a déjà rejeté la proposition de Téhéran, mais le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a dit attendre une réponse officielle des Etats-Unis, via les médiateurs qataris, qui pourrait venir dans la journée.
Sur les produits raffinés, le marché attend toujours une décision du président américain sur une interdiction totale ou partielle des exportations de diesel depuis les Etats-Unis, à laquelle il s'est déclaré favorable la semaine dernière.








