Le pétrole baisse avec davantage d'exportations du Moyen-Orient
Londres: Les cours du pétrole reculent mardi, le marché faisant état de plus de barils exportés depuis le Moyen-Orient malgré l'impasse diplomatique qui se poursuit entre Téhéran et Washington.Vers 13H45 GMT (15H45 HEC), le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en novembre, perdait 1,18% à 104,04 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, tombait de 1,66% à 91,06 dollars.
"Il y a plus d'acteurs prêts à essayer de sortir du détroit d'Ormuz et à réussir", a affirmé lundi le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, devant des investisseurs.
Selon lui, environ cinq millions de barils par jour sortaient par le détroit entre mars et juillet et désormais "on est plutôt autour de 10", même si "c'est fluctuant".
En outre, en Arabie saoudite, "les flux acheminés par l'oléoduc vers la mer Rouge ont atteint au moins 3,5 millions de barils par jour", souligne Arne Lohmann Rasmussen de Global Risk Management.
L'oléoduc Est-Ouest, une infrastructure essentielle pour contourner le détroit d'Ormuz, avait récemment été mis à l'arrêt après des attaques de drones.
Sa remise en route permet de continuer à exporter du pétrole depuis Yanbu, sur la mer Rouge.
"Les 7 postes d'amarrage de Yanbu et d'Al Muajjiz (port situé juste à côté, ndlr) étaient occupés le 27 septembre, avec 12,5 millions de barils chargés sur 9 tankers en seulement 72 heures", selon une publication X d'Amena Bakr, analyste chez Kpler.
Le marché fait cependant preuve de "scepticisme (...) quant au maintien durable de ce niveau élevé d'approvisionnement", compte tenu de l'atmosphère tendue entre les parties du conflit" au Moyen-Orient, précise Barbara Lambrecht, analyste chez Commerzbank.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré qu'il s'attendait à recevoir mardi une réponse officielle des Etats-Unis aux conditions posées par Téhéran pour rouvrir le détroit d'Ormuz, ont rapporté des médias d'Etat.
Des discussions indirectes se sont tenues sous la médiation du Qatar, mais "des responsables iraniens ont exprimé en privé leur pessimisme quant à la conclusion d'un accord", rapporte Bloomberg.
L'Iran exige un cessez-le-feu de sept jours dans tout le Moyen-Orient, y compris au Liban, où son allié, le Hezbollah, affronte les forces israéliennes.
Il réclame également le dégel des avoirs détenus à l'étranger, la levée des sanctions frappant son secteur pétrolier ainsi que la fin du blocus naval américain contre ses ports.
Donald Trump, répondant à des informations publiées par le média Axios, a affirmé lundi n'avoir proposé à l'Iran ni levée de sanctions ni dégel de fonds.
Sur les produits raffinés, le marché attend toujours une décision du président américain sur une interdiction totale ou partielle des exportations de diesel depuis les Etats-Unis, à laquelle il s'est déclaré favorable la semaine dernière.








