Les prix du pétrole ont monté, faute de progrès entre Iran et USA
Washington: Les prix du pétrole ont clôturé en hausse mercredi, les investisseurs restant sceptiques quant à une relance effective du dialogue entre Washington et Téhéran, sur fond de préoccupations croissantes concernant le marché du gazole.Après plusieurs séances baissières, le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en novembre, a pris 3,86% à 103,08 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.), pour livraison le même mois, dont c'est le premier jour d'utilisation en tant que contrat de référence, a gagné 1,81% à 92,16 dollars.
"Le marché tempère quelque peu l'enthousiasme manifesté hier (...) à propos de la rencontre entre l'Iran et les Etats-Unis", explique à l'AFP John Kilduff, analyste pétrolier d'Again Capital.
A la tribune du sommet annuel de l'ONU mardi, Donald Trump a d'abord menacé d'anéantir l'Iran puis annoncé une reprise du dialogue avec Téhéran.
"C'est une rencontre qui a duré trois heures", a dit le président américain, en parlant d'une "très bonne" réunion et en assurant qu'une autre discussion était prévue "dans un futur très proche".
M. Kilduff juge toutefois que "tout cela manque de substance."
"Il vaut mieux parler que ne pas communiquer du tout (...), mais on ne peut pas vraiment dire qu'il y ait eu des progrès concrets", abonde auprès de l'AFP Steve Sosnick, analyste chez Interactive Brokers.
Les inquiétudes restent aussi marquées au sujet des carburants.
Face à des prix records du gazole à la pompe aux États-Unis, "les discussions vont bon train pour savoir si les États-Unis vont interdire les exportations de diesel", observe John Kilduff.
Le média en ligne américain Politico a rapporté mercredi que l'administration Trump préparait un projet visant à bloquer ces exportations pendant 90 jours.
Donald Trump a affirmé mardi avoir plaidé en ce sens: "J'ai dit: +Ne vendons pas notre gazole à l'étranger+", a-t-il déclaré, ajoutant qu'une décision sera prise "rapidement".
"En août, les États-Unis assuraient environ la moitié des importations européennes de gazole", explique Josh Michalowski, spécialiste de ce carburant au sein d'Argus Media.
"Une interdiction des exportations américaines serait dévastatrice" pour l'Europe, qui aurait du mal à remplacer ses volumes, estime-t-il. "Les prix seraient simplement très élevés."
Cependant, "les négociants de gazole en Europe jugent une interdiction partielle plus probable qu'une interdiction totale", tempère l'analyste, ce qui permettrait de maintenir un certain volume d'exportations.







