Le pétrole remonte et les craintes s'accentuent au sujet du gazole
Londres: Les cours du pétrole remontent mercredi, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, où Donald Trump a alterné mardi entre menaces contre Téhéran et annonce de reprise du dialogue, tandis que les inquiétudes relatives au gazole s'accroissent.Vers 14H10 GMT (16H10 HEC), le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en novembre, prenait 2,15% à 101,38 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.), pour livraison le même mois, dont c'est le premier jour d'utilisation en tant que contrat de référence, gagnait 1,35% à 91,74 dollars.
"C'est une rencontre qui a duré trois heures", a précisé le président américain lors d'un point presse, en parlant d'une "très bonne" réunion avec les représentants iraniens et en assurant qu'une autre discussion était prévue "dans un futur très proche".
"Il s'agit d'un pas important par rapport aux signaux diplomatiques indirects observés ces derniers jours", estime Arne Lohmann Rasmussen, analyste à Global Risk Management.
Mais le ton de M. Trump était très différent juste avant, durant son discours devant l'Assemblée générale des Nations unies.
"Un accord sera-t-il conclu avec l'Iran (...) Est-ce que j'anéantis la République islamique (...)? Est-ce que je les envoie en enfer?", avait-il notamment déclaré. Selon lui, la fin de la guerre avec l'Iran arrivera après les élections législatives de mi-mandat américaines prévues en novembre.
Les inquiétudes restent marquées au sujet des carburants, tout particulièrement pour le gazole.
Face à des prix records du gazole à la pompe aux États-Unis, plusieurs figures du camp présidentiel ont appelé à une interdiction sur les exportations américaines.
"J'ai moi aussi plaidé en ce sens. J'ai dit: +Ne vendons pas notre gazole à l'étranger+", a affirmé mardi M. Trump. Une décision sera prise "rapidement", a-t-il dit.
"En août, les États-Unis assuraient environ la moitié des importations européennes de gazole", explique Josh Michalowski, spécialiste de ce carburant au sein d'Argus Media.
"Une interdiction des exportations américaines serait dévastatrice" pour l'Europe, qui aurait du mal à remplacer ses volumes, estime-t-il. "Les prix seraient simplement très élevés."
Cependant, "les négociants de gazole en Europe jugent une interdiction partielle plus probable qu'une interdiction totale", tempère l'analyste, ce qui permettrait de maintenir un certain volume d'exportations.
Le ministre des Finances, Scott Bessent, s'est notamment montré plus réservé, expliquant devoir examiner "si une interdiction totale ou partielle serait efficace" pour baisser les prix américains.





