Les marchés mondiaux portés par la détente sur le pétrole
Paris: Les marchés mondiaux évoluent dans le vert mercredi, portés par la détente des cours de l'énergie et l'appétit pour les valeurs technologiques, sur fond d'optimisme sur l'avenir proche du détroit d'Ormuz."Les espoirs de désescalade autour du détroit d'Ormuz ont apporté un peu de répit aux marchés", soulignent les analystes de Natixis, les cours du pétrole brut reculant "après l'annonce par l'Iran d'une possible réouverture du détroit sous sept jours".
Vers 07H15 GMT, le BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, la référence internationale du pétrole, perdait 0,82% à 98,44 dollars le baril, et son équivalent américain, le WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie., cédait 1,35% à 89,30 dollars le baril.
Le gaz naturel européen s'inscrit également en baisse: le contrat à terme du TTF néerlandais cédait 0,80%, à 72,75 euros le mégawattheure.
Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a rencontré mardi à New York l'émissaire américain Steve Witkoff, à qui il a communiqué les conditions de Téhéran pour une réouverture du détroit stratégique d'Ormuz, a rapporté la télévision d'Etat Irib.
L'Iran occupera mercredi encore le centre de la scène diplomatique à New York avec le discours de son président, Massoud Pezeshkian, qui a d'ores et déjà promis de "défendre fermement" les positions de son pays devant l'ONU.
L'intervention mercredi matin à la tribune de l'ONU du président de la République islamique iranienne sera particulièrement scrutée par la communauté internationale, au lendemain de l'annonce par Donald Trump d'une reprise du dialogue avec Téhéran pour tenter de mettre fin à une crise débutée au printemps par des frappes des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran.
"La détente reste toutefois fragile, les signaux envoyés par Téhéran demeurant contradictoires et les tensions géopolitiques élevées", tempèrent les experts de Natixis.
"La nouvelle baisse des prix du pétrole a fait reculer les rendements obligataires mondiaux et soutenu les actions, tandis que le secteur technologique a également été porté par l'euphorie suscitée par Muse AI", l'agent de Meta, commente Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote.
Dans les premiers échanges européens, la Bourse de Paris prenait 0,42%, Francfort 0,20%, Londres 0,39%, Milan 0,35% et Zurich 0,39%, profitant de la détente des prix de l'énergie.
Les valeurs liées au secteur des semi-conducteurs se distinguent encore. Infineon montait de 0,23%, tandis que Suss MicroTec gagnait 1,16% à Francfort et que le spécialiste des logiciels SAP (+1,90%) bénéficiait d'une recommandation de Jefferies, qui a augmenté l'objectif de cours de 210 à 220 euros (actuellement à 185,76 euros).
ASML prenait 0,90% à Amsterdam. STMicroelectronics (+0,27%) et Soitec (+1,68%) restaient également en terrain positif à Paris.
En Asie, les places sont soutenues par le secteur tech. L'indice Taiex taïwanais - tiré par le géant des puces TSMC (+1,63%) - a progressé de 0,75%, profitant d'un regain de confiance dans l'IA après les annonces rapprochées d'Anthropic et d'OpenAI, qui ont lancé de nouveaux modèles plus abordables.
Le Kospi sud-coréen s'est octroyé 0,90%, profitant de la hausse de SK hynix (+1,20%) et de Samsung Electronics (+3,25%).
La Bourse de Tokyo était quant à elle fermée en raison d'un jour férié.
"La baisse du pétrole (...) réduit les craintes d'inflation à court terme et permet aux marchés obligataires de se stabiliser après la volatilité récente ayant suivi" la hausse des taux de la Réserve fédérale américaine (Fed), indique Patrick Munnelly, de Tickmill Group.
"La récente flambée du pétrole s'était directement répercutée sur les anticipations d'inflation, les anticipations concernant les décisions des banques centrales et les rendements à long terme", rappelle-t-il.
Vers 07H15 GMT, le taux d'emprunt français à 10 ans s'affichait à 4,46% contre 4,50% mardi à la clôture. Son équivalent allemand, qui fait référence en Europe, évoluait à 3,44% contre 3,46% la veille.
L'écart entre le taux d'emprunt français à dix ans et son équivalent allemand restait ainsi de plus d'un point de pourcentage, un autre seuil psychologique scruté par les marchés.







