Les espoirs diplomatiques font chuter les prix du pétrole
Cours de clôture: Les cours du pétrole ont chuté lundi face aux espoirs d'une reprise du dialogue entre Washington et Téhéran, à l'approche d'une série de rendez-vous diplomatiques prévus cette semaine.Le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en novembre, a lâché 3,40% à 100,34 dollars, après avoir touché un plus bas en séance à 98,98 dollars.
Le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en octobre, est tombé de 4,51% à 95,78 dollars.
"Les prix du pétrole reculent sur fond d'anticipations de possibles négociations diplomatiques" concernant la guerre au Moyen-Orient, commente auprès de l'AFP Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.
Le président américain Donald Trump a déclaré dimanche qu'il serait probablement ouvert à l'idée de rencontrer le dirigeant iranien, Massoud Pezeshkian, à l'occasion du sommet annuel de l'ONU cette semaine à New York, selon des propos rapportés par un journaliste de Fox News.
L'Iran a de son côté annoncé dimanche avoir de nouveau transmis aux Etats-Unis ses conditions pour la réouverture du détroit d'Ormuz, au coeur de la guerre entre Téhéran et Washington, tout en se disant mieux préparé en cas de reprise des hostilités.
Les flux via ce passage stratégique "ont repris partiellement, avec environ 2,8 millions de barils par jour observés sur les six derniers jours, contre 700.000 en août", explique John Plassard de Cité Gestion.
En parallèle, les opérateurs surveillent l'oléoduc Est-Ouest de l'Arabie saoudite, mis à l'arrêt récemment après des frappes de drones.
La compagnie nationale saoudienne de pétrole Aramco "s'emploie à rétablir environ la moitié de la capacité" de cette infrastructure essentielle, explique Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
Les marchés attendent aussi le sommet qui réunira jeudi, à Washington, Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping.
La Chine est perçue par les investisseurs comme un acteur susceptible d'influencer les positions iraniennes et "le marché semble peut-être miser sur la diplomatie", estime Mark Bowman, analyste chez ADM Investor Services.
En dépit de cette baisse des prix du brut, les inquiétudes sur les produits raffinés se poursuivent.
Aux États-Unis, le prix du diesel bat record sur record à la pompe, avec un nouveau plus haut lundi à 6,51 dollars le gallon (3,78 litres) en moyenne, selon l'Association automobile américaine (AAA).







