Le pétrole bondit, le gaz européen au plus haut depuis 2023
Cours de clôture: Les cours des hydrocarbures bondissent mardi après les nouvelles frappes menées par Washington en Iran et la riposte annoncée par Téhéran, le gaz européen atteignant un plus haut depuis plus de trois ans.Le prix du baril de WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie. pour livraison en octobre a gagné 5,20% à 90,22 dollars, repassant le seuil des 90 dollars pour la première fois depuis fin juillet.
Son équivalent européen, le baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord pour livraison en novembre, a lui avancé de 4,60% à 94,65 dollars.
Les Etats-Unis ont déclenché des frappes contre l'Iran pour la seconde fois en quelques jours, une opération décrite par Donald Trump comme étant "de grande ampleur et puissante".
Le président américain a aussi mis en garde Téhéran contre toute velléité de riposte, auquel cas le pays serait "de nouveau frappé, bien plus durement et plus fort".
"Une opération décisive menée par les forces armées iraniennes en riposte à l'ennemi américain a commencé", a toutefois annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim.
"Les espoirs apparus la semaine dernière quant à une réouverture prochaine du détroit d'Ormuz à la navigation ont subi un coup dur", relève Carsten Fritsch, analyste de Commerzbank.
Selon lui, "la question se pose" de savoir si malgré cette nouvelle escalade, "le trafic maritime non officiel à travers le détroit pourra se poursuivre sans entrave".
Ces derniers mois, de nombreux navires ont choisi de franchir le goulet d'étranglement avec les transpondeurs éteints pour éviter d'être détectés. Ils se rendent ainsi moins vulnérables aux attaques mais cela complique le suivi des flux par le marché.
Mardi, deux pétroliers ont été touchés par "des projectiles d'origine inconnue" alors qu'ils sortaient d'Ormuz, selon l'agence maritime grecque Marisks.
"À l'heure actuelle, les prix réagissent à pratiquement chaque actualité en provenance du détroit d'Ormuz : les sanctions, l'enlisement des négociations et les signaux contradictoires quant à la volonté de l'Iran de mettre fin à la guerre font fluctuer les prix au jour le jour, et ne se contentent pas de les maintenir à un niveau élevé", assure Edward Rosenberg, analyste de Strategy Shares.
Le prix du gaz européen est également en forte hausse mardi. Le contrat à terme du TTF néerlandais prenait 6,20% à 74,14 euros le mégawattheure, au plus haut depuis janvier 2023.
Les réserves européennes sont faibles pour cette période de l'année, ce qui implique des besoins d'approvisionnement importants avant l'hiver.
En plus d'être en concurrence avec l'Asie pour certaines cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL), "l'Europe se prépare à la sortie progressive du GNL russe à partir du 1er janvier 2027", précise Arne Lohmann Rasmussen de Global Risk Management, ce qui renforce la pression à l'achat pour les pays européens.









