Le pétrole évolue avec prudence face aux incertitudes sur le Moyen-Orient
Cours de clôture: Les cours du pétrole sont restés à plat vendredi, les opérateurs se montrant prudents face aux nombreuses incertitudes sur la situation au Moyen-Orient, à l'issue d'une semaine marquée par l'espoir d'une reprise plus marquée des flux depuis le détroit d'Ormuz.Le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en octobre, a lâché 0,44% à 89,31 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, a perdu tout juste 0,16% à 83,40 dollars.
Les cours ont reculé de 4 à 5% sur la semaine "principalement à la suite d'informations selon lesquelles Oman et l'Iran prévoient de négocier une nouvelle route maritime (...) traversant le détroit d'Ormuz", souligne Norman Liebke, analyste de Commerzbank.
"Néanmoins, derrière les gros titres, les détails restent flous", ajoute Tamas Varga, de PVM Energy.
Les opérateurs attendent de connaître plus amplement les modalités d'une telle initiative, notamment si cela inclue l'instauration d'un droit de péage, une condition jusque-là rejetée par Washington.
Une réouverture du détroit "prendra probablement du temps, car rien n'indique pour l'instant que les États-Unis soient disposés à faire les concessions nécessaires" pour y parvenir, selon M. Liebke.
"Remettre la diplomatie sur les rails n'est pas impossible. Cela dépend de la compréhension, par les Etats-Unis, d'un fait simple: la pression ne fonctionne pas", a déclaré le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, dans un message publié sur X.
Le marché bute aussi sur la question des flux pétroliers sortant du Golfe.
Selon Washington, dix millions de barils par jour (mb/jMBJ Abréviation de Million(s) de Barils (de pétrole brut) par Jour, sachant qu'un baril équivaut environ à 159 litres soit 42 gallons américains.) sortent de la région par le détroit d'Ormuz, une quantité que nombre de spécialistes estiment exagérée.
"Les divergences d'opinion sur l'état actuel du marché pétrolier" expliquent que les prix stagnent, estiment les analystes de CBA, qui tablent plutôt sur des flux quotidiens entre 6,8 et 8,7 mb/j.
En parallèle, "la guerre en Ukraine a également repris de l'importance pour le marché", relève Norman Liebke.
Le conflit percute surtout les cours des produits pétroliers comme l'essence ou le diesel car "les capacités mondiales de raffinage ont été considérablement limitées par les attaques contre les infrastructures énergétiques russes, ainsi que par les dégâts et les goulets d'étranglement à l'exportation affectant les raffineries du Moyen-Orient", selon Adam Turnquist, analyste de LPL Financial.






