Les prix du pétrole baissent malgré les nouvelles sanctions contre Téhéran
Cours de clôture: Les cours du pétrole ont terminé en baisse mardi, les opérateurs nourrissant l'espoir d'une poursuite des efforts diplomatiques entre Washington et Téhéran, malgré une nouvelle salve de sanctions américaines à l'encontre de l'Iran.Le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en octobre, a perdu 3,89% à 88,58 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, a reculé de 3,12% à 82,36 dollars.
"Le prix du pétrole continue de baisser alors que l'actualité géopolitique reste calme", observent les analystes de Briefing.
Le ministre pakistanais de l'Intérieur, Mohsin Naqvi, a fait état sur X d'"une réunion très positive et productive avec le président iranien", Massoud Pezeshkian "sur le conflit entre l'Iran et les États-Unis".
Celle-ci a notamment porté sur "les mesures nécessaires de part et d'autre pour rétablir le protocole d'accord d'Islamabad, ouvrant ainsi la voie à un règlement global du conflit".
Ce protocole d'accord a été signé mi-juin par Téhéran et Washington pour mettre fin à la guerre, mais l'entente a volé en éclats début juillet avec la reprise des hostilités.
"Si les tensions s'apaisent, l'offre augmentera. Et cela continuera à exercer une pression à la baisse sur les prix", résume auprès de l'AFP Phil Flynn, de The Price Futures Group.
"Bien sûr, nous avons déjà été optimistes par le passé et la situation peut changer", poursuit l'analyste, d'autant que les tensions diplomatiques restent importantes.
Le ministre américain des Finances Scott Bessent a présenté lundi de nouvelles sanctions pour "couper toutes les ressources économiques" de l'Iran.
Celles-ci visent les partenaires commerciaux de Téhéran, sans précision sur la date d'entrée en vigueur, ni les pays visés.
La Chine, grande consommatrice de pétrole iranien, a déjà prévenu qu'elle "défendra fermement" ses intérêts.
En parallèle, les acteurs du marché continuent de surveiller les flux pétroliers via le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial, toujours verrouillé par Téhéran.
"Certaines informations indiquent une augmentation des flux maritimes dans le détroit, même si ce trafic ne représente qu'une fraction de ce qu'il était avant la guerre", note David Morrison, du courtier Tarde Nation.
Les ministres iranien et omanais des Affaires étrangères ont en outre discuté mardi d'un accord-cadre établissant un "couloir temporaire" de navigation dans le détroit et prévoyant une opération de déminage.
Toute "solution permanente" devra se baser sur le protocole d'accord signé entre Téhéran et Washington en juin, a déclaré le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr al-Busaidi.









