Le pétrole recule avec l'espoir de flux pétroliers résilients
Londres: Les cours du pétrole baissent jeudi, le marché s'accrochant aux déclarations de Donald Trump selon lesquelles les Etats-Unis ont le contrôle "total" du détroit d'Ormuz et après la publication mercredi d'un rapport de l'Agence internationale de l'énergie prévoyant une baisse de la demande.Vers 09H55 GMT (11H55 HEC), le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en octobre, perdait 1,83% à 87,35 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, tombait de 1,85% à 81,73 dollars.
"Les Etats-Unis ont un contrôle total du détroit d'Ormuz. JE PENSE QUE NOUS ALLONS LE GARDER! Tout le monde qualifie notre blocus naval de +mur d'acier+ et l'Iran ne peut rien faire contre ça", a assuré mercredi le président américain sur son réseau Truth Social.
"C'est probablement seulement partiellement vrai", tempère Arne Lohmann Rasmussen de Global Risk Management, car il y a encore "des attaques répétées de l'Iran contre les navires circulant dans le détroit".
"On ne sait pas très bien aujourd'hui quelle quantité de pétrole transite réellement par le détroit d'Ormuz", précise l'analyste, indiquant qu'une part croissante du trafic s'effectue avec les transpondeurs AIS --appareils permettant la localisation des navires-- éteints.
"Sur le front géopolitique, rien n'indique un apaisement des tensions entre les États?Unis et l'Iran", affirme M. Rasmussen, mais plusieurs facteurs permettent d'éviter la flambée des cours jusqu'à présent.
La demande de pétrole de la Chine a nettement baissé depuis le début du conflit, ce qui "a absorbé une part significative du choc" provoqué par le blocage d'Ormuz, évoque Ole Hansen, analyste chez Saxo Bank.
Et "les prix élevés des carburants, les chaînes d'approvisionnement perturbées et la moindre disponibilité des produits pèsent tous sur la consommation", ajoute-t-il.
L'Agence internationale de l'énergie (AIE) table désormais pour 2026 sur une baisse de la consommation mondiale de pétrole de 1,6 million de barils par jour (mb/jMBJ Abréviation de Million(s) de Barils (de pétrole brut) par Jour, sachant qu'un baril équivaut environ à 159 litres soit 42 gallons américains.) sur un an, selon un rapport publié mercredi, alors qu'elle anticipait un recul moindre de 1 mb/j dans son estimation précédente en juillet.
"Le signal le plus fort de la tension n'est sans doute plus le brut lui-même, mais les produits raffinés", avertit M. Hansen.
En plus des perturbations importantes en provenance du Golfe, qui "s'était imposé comme l'un des principaux pôles mondiaux de raffinage orienté vers l'export avant la guerre", "les attaques ukrainiennes continuent de limiter le fonctionnement des raffineries russes", explique l'analyste.








