Le pétrole peine à trouver une direction face aux incertitudes de la guerre
Cours de clôture: Les cours du pétrole sont restés relativement stables mercredi, les opérateurs jaugeant que les développements géopolitiques autour du détroit d'Ormuz ne parviennent pas à faire pencher la balance vers plus d'optimisme ou d'inquiétude.Le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en octobre, a grappillé 0,08% à 88,98 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, a lui aussi gagné 0,08% à 83,27 dollars.
Les cours "sont restés pratiquement inchangés mercredi, tout en conservant les gains enregistrés au cours des sept derniers jours", résume David Morrison, analyste de Trade Nation.
Le président américain Donald Trump, qui semble désormais privilégier une approche plus attentiste face à l'Iran, a répété mercredi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis avaient un contrôle "total" du détroit d'Ormuz et allaient le "garder".
Dans les faits, ce passage stratégique pour le commerce mondial de pétrole est verrouillé par l'Iran, alors que Washington impose de son côté un blocus des ports iraniens.
"La guerre des mots entre Washington et Téhéran ne laisse aucune voie claire pour la réouverture du détroit d'Ormuz", estime Ole Hansen, analyste chez Saxo Bank.
Mardi le ministre américain de l'Energie, Chris Wright, a affirmé sur X qu'actuellement, "près de 9 millions de barils par jour" quittent le détroit d'Ormuz, une estimation bien supérieure à celle formulée par de nombreux analystes.
M. Wright a même affirmé que plus de 20 millions de barils ont quitté la région du Golfe dimanche, "soit un niveau supérieur à la moyenne d'avant le conflit".
L'Agence internationale de l'énergie (AIE) et l'Opep dans une moindre mesure ont pourtant encore abaissé mercredi leurs prévisions de demande mondiale de pétrole en 2026.
Selon l'AIE , le marché est toujours privé d'environ 8,3 millions de barils par jour de la production de brut du Golfe en raison de la crise d'Ormuz.
Seule une "désescalade" devrait selon elle permettre "une reprise progressive des flux dans les mois à venir", afin de soulager le marché et reconstituer les stocks mondiaux en 2027.
La réserve stratégique des Etats-Unis est passée pour la première fois depuis 1983 sous la barre symbolique des 300 millions de barils, a rapporté mercredi l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA).
Dans son rapport hebdomadaire, l'EIA a aussi relevé que les importations américaines de brut étaient au plus haut depuis novembre 2024, à la faveur notamment d'un boom des livraisons depuis le Venezuela.









