Le pétrole hésite en raison d'une situation confuse sur le détroit d'Ormuz
Londres: Les cours du pétrole hésitent mercredi à cause de l'incertitude sur l'état de la navigation dans le détroit d'Ormuz et sur la possibilité que les Etats-Unis et l'Iran atteignent un arrangement.Vers 10H20 GMT (12H20 HEC), le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en octobre, cédait 0,25% à 88,69 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, perdait 0,32% à 82,93 dollars.
"Trump a affirmé que les États-Unis avaient +un contrôle total sur le détroit d'Ormuz+, déclarant : +Il nous appartient+ et que l'Iran serait +balayé+ s'il passait à l'action", soulignent les analystes de DNB Carnegie.
L'Iran déclare pourtant bloquer ce passage et a posé des conditions qui semblent inacceptables pour les Etats-Unis pour sa réouverture.
"La guerre des mots entre Washington et Téhéran ne laisse aucune voie claire pour la réouverture du détroit d'Ormuz", affirme Ole Hansen, analyste chez Saxo Bank.
Mais mardi le ministre américain de l'Énergie, Chris Wright, a affirmé sur X qu'actuellement, "près de 9 millions de barils par jour" quittent le détroit d'Ormuz. En incluant les voies de contournement, 15 millions de barils environ sont selon lui exportés chaque jour depuis la région.
M. Wright a même affirmé que plus de 20 millions de barils ont quitté la région du Golfe dimanche, "soit un niveau supérieur à la moyenne d'avant le conflit".
Cela impliquerait probablement que de nombreux bateaux éteignent leur système de localisation pour sortir du détroit d'Ormuz, car selon les données du service de suivi maritime Kpler, très peu de navires s'aventurent actuellement dans ce passage stratégique.
Dans son rapport publié mercredi, l'Agence internationale de l'énergie estime quant à elle qu'environ 8,3 millions de barils par jour de la production du Golfe sont toujours manquants en raison de la crise d'Ormuz.
Pour M. Hansen, les prix ne flambent pas car l'AIE prévoit une demande mondiale de pétrole plus faible en 2026, tandis que la Chine a fortement diminué ses importations d'or noir depuis le début de la guerre.
De plus, une "désescalade" dans le conflit permettrait "une reprise progressive des flux dans les mois à venir" : de quoi laisser entrevoir la possibilité d'un surplus d'offre pétrolière vers le 4e trimestre 2026, suivie d'une reconstitution des stocks de pétrole, selon l'AIE .






