Le pétrole hésite avec l'incertitude sur la situation au Moyen-Orient
Londres: Les cours du pétrole sont indécis vendredi car après avoir chuté en début de semaine avec l'espoir d'un accord rapide entre Téhéran et Washington pour rouvrir le détroit d'Ormuz, le marché se montre désormais moins optimiste.Vers 10H15 GMT (12H15 HEC), le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en octobre, cédait 0,34% à 82,21 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.), pour livraison en septembre, perdait 0,17% à 77,16 dollars.
Donald Trump a dit jeudi que le détroit d'Ormuz, crucial pour le commerce d'hydrocarbures, pourrait rouvrir "bientôt".
Mais "il y a des indications selon lesquelles l'Iran souhaite interdire aux navires américains et israéliens de traverser le détroit d'Ormuz", expliquent les analystes d'ING.
Cela contrarie le récit du président américain en rendant un accord inacceptable pour les Etats-Unis.
L'Iran avait par ailleurs déjà indiqué mercredi s'être accordé avec le sultanat d'Oman sur un nouvel itinéraire de transit dans cette voie maritime, dont ils sont tous deux riverains, mais que toute réouverture dépendrait de Washington, qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens.
Ces informations pointent vers "un marché nerveux à l'approche du weekend", estime Arne Lohmann Rasmussen, de Global Risk Management.
Par ailleurs, les données sur l'importation d'or noir en Chine "restent à plus de 3 millions de barils par jour en dessous du niveau observé avant la guerre", malgré une légère hausse sur le mois de juillet, ajoute l'analyste.
La faiblesse des importations chinoises de brut demeure un facteur très important pour maintenir les prix du pétrole relativement bas.
Cela signifie cependant qu'il y a peu de chances "que la Chine augmente ses exportations de produits raffinés" dans l'immédiat, selon M. Rasmussen, renforçant le risque de prix élevés sur les produits pétroliers dérivés, comme l'essence.





