Le pétrole progresse en attendant un accord pour rouvrir Ormuz
Londres: Les cours du pétrole remontent légèrement mercredi, après avoir perdu environ 10% depuis le début de la semaine, le marché attendant désormais un accord formel entre Washington et Téhéran pour rouvrir le détroit d'Ormuz après des déclarations de Donald Trump en ce sens.Vers 09H00 GMT (11H00 HEC), le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en octobre gagnait 1,34% à 80,42 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre montait de 0,70% à 76,30 dollars.
"Nous avons de très bonnes discussions", a encore déclaré le président américain, en déplacement en Californie, assurant que Téhéran voulait passer un accord. De nouveau interrogé plus tard, Donald Trump a estimé que cela pourrait intervenir "demain (mercredi) ou le jour d'après".
Le site Axios, qui cite des "sources régionales", évoque un accord temporaire de 60 jours qui prévoit que tout navire entrant via le détroit d'Ormuz emprunte la voie du nord dans les eaux iraniennes, et que le flux sortant passe par les eaux contrôlées par Oman, le tout sans péage. La voie médiane, où se fait le trafic habituellement, serait déminée pendant cette période.
Si un accord est confirmé, nous pourrions assister à un mouvement vers les 75 dollars pour le baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole., "voire même plus bas vers 70 dollars" qui était le niveau observé fin juin, lorsqu'un protocole d'accord avait été conclu entre les deux parties, explique Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
Cependant, "il existe un risque bien réel que tout accord se délite assez rapidement", comme cela a déjà été le cas pour celui passé en juin, soulignent les analystes d'ING.
Et "le passage des pétroliers par le détroit d'Ormuz reste fortement limité", continuant d'exercer une pression sur les stocks d'or noir mondiaux qu'il faudra remplir de nouveau une fois la situation revenue à la normale, ajoutent-ils.
Même si un accord est signé, "le marché exigera probablement une prime de risque plus élevée qu'avant la guerre. Ayant déjà fermé le détroit une fois, l'Iran pourrait le faire de nouveau", affirme M. Rasmussen.







