Le pétrole chute après l'annonce de Trump d'une reprise du dialogue avec Téhéran
Cours de clôture: Les prix du pétrole ont nettement reculé lundi, sous l'effet de l'annonce par Donald Trump d'une reprise des négociations avec l'Iran, une information néanmoins démentie par Téhéran.Le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord pour livraison en octobre, dont c'est le premier jour d'utilisation en tant que contrat de référence, a chuté de 4,73% à 83,77 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.), pour livraison en septembre, a perdu 5,11% à 80,34 dollars.
Le président américain, suivant un schéma devenu familier depuis le début de la guerre il y a cinq mois, a menacé l'Iran de bombardements massifs avant de faire soudainement volte-face et d'assurer dimanche que les négociations avec Téhéran reprendraient lundi.
Il a réitéré cette annonce lundi, affirmant que les Etats-Unis discutaient "en ce moment même" avec Téhéran.
"Le marché semble miser sur un accord-cadre similaire à celui conclu le 17 juin", qui ouvrirait la voie à une reprise des flux pétroliers au Moyen-Orient, commente auprès de l'AFP Robert Yawger, analyste chez Mizuho USA.
Après la signature, le flux du transport maritime dans la région avait connu une embellie.
Mais la reprise des hostilités en juillet a provoqué une rechute de la navigation dans le détroit d'Ormuz - essentiel pour le commerce mondial d'hydrocarbures - ainsi qu'une hausse des risques en mer Rouge.
Un porte-parole de la diplomatie iranienne a toutefois fait savoir lundi que l'Iran ne "négociait pas avec les Etats-Unis en ce moment", mais était en discussions avec "Oman pour sécuriser un passage dans le détroit d'Ormuz".
"La perspective d'une hausse des prix du pétrole et de l'essence a probablement joué un rôle" dans ce nouveau revirement de M. Trump "à l'approche des élections de mi-mandat aux Etats-Unis", a estimé Arne Lohmann Rasmussen, analyste de Global Risk Management.
"Plus ces négociations s'éternisent, plus (le gouvernement) sait que la population américaine s'impatiente et se lasse de cette guerre", ajoute M. Yawger.
Le président américain s'en est par ailleurs vivement pris lundi aux grandes entreprises pétrolières américaines, qu'il a accusées de "faire trop d'argent" en profitant de la situation, et auxquelles il a réclamé des baisses de prix.










